L’éducation populaire

Les définitions de ce qu’est l’éducation populaire sont plurielles…

Pour le SEP, l’Education Populaire est le moyen et la méthode de l’éducation à la citoyenneté.Elle associe la dimension humaniste de développement de l’individu et la dimension politique d’émancipation.
Sa méthode repose sur la participation volontaire d’individus à un projet, sur la prise de responsabilités, notamment par l’implication associative, sur l’appropriation collective des savoirs, des savoirs faire et des pouvoirs.

D’autres approchent existent:

« Si tu refuses ton propre combat, on fera de toi le combattant d’une cause qui n’est pas la tienne. »
(Jean Rostand)

 

« L’idée essentielle est de réaliser une culture générale des jeunes par eux-mêmes. Il importe que se fasse, entre les jeunes, la véritable éducation démocratique, c’est-à-dire la recherche, en groupe, d’une solution à tous les problèmes posés. La recherche de la Vérité dans l’esprit d’humilité qui est celui de la véritable recherche scientifique avec le sentiment qu’aucun d’entre nous n’est capable d’atteindre jamais la vérité totale mais que chacun peut la rechercher. »
(André Philip – Président-Fondateur de la « République des Jeunes » à la Libération)

 

« L’ensemble des moyens qui permettent de donner à tous les hommes l’instruction et la formation nécessaires afin qu’ils deviennent des citoyens aptes à participer activement à la vie du pays. »
(Bénigno Cacérès – fondateur de Peuple et Culture en 1944)

 

« Nous appellerons Education Populaire la préparation des Esprits et la mise en place des structures associatives permettant le développement communautaire de l’ensemble de la population… »
(Jean Laurain – « l’Education Populaire ou la vraie révolution »)

 

« … Ce qu’on sentait (en 1944), c’était le besoin qu’avaient les peuples de nouvelles lumières… Il était clair qu’il ne suffisait pas de savoir lire et écrire pour être vraiment citoyen… C’est ainsi qu’on créa en 1944 une direction de la Culture Populaire, sa fonction devait être de poursuivre et d’accomplir le travail de l’enseignement primaire, d’élever au plan de l’enseignement ce qui était livré aux propagandes, la formation des citoyens ; de transformer la petite école de village, d’en faire un foyer toujours ouvert, toute la vie, non pas seulement aux enfants mais aussi bien aux jeunes gens, aux hommes adultes, sûrs d’y trouver à des heures fixées chaque jour de la semaine, des guides dans leurs divers travaux, dans leurs divers problèmes, dans leurs divers soucis. »(Jean Guéhénno – « Le Figaro » – 2 Mai 1952)

« Elle (l’association) habitue les hommes à s’élever au dessus de leurs intérêts individuels, à prendre conscience de leur rôle et de leur responsabilité sociale. »
(Droit des Associations – Dalloz)