Goodyear : des sanctions disproportionnées

Le SEP-UNSA respecte la loi qui interdit de commenter les décisions de justice. Mais il est des décisions de justice qui ne peuvent passer inaperçues quand elles viennent percuter le monde syndical… Des militants CGT de Goodyear viennent d’être condamnés à 24 mois de prison, dont 9 ferme, après avoir séquestré des cadres de leur entreprise durant 30 heures. Cette usine a fini par fermer, laissant sur le carreau 1142 salariés.

On ne peut se taire devant la sévérité disproportionnée de ce jugement sans précédent touchant des syndicalistes et qui pourrait laisser penser que, sur des actes similaires parfois, il pourrait exister deux poids et deux mesures. Un appel a été formé : l’UNSA souhaite que la justice s’exerce alors avec plus de discernement et d’équilibre.

Le SEP UNSA a lui-même été touché au printemps dernier, où face à une manifestation pacifiste en vue d’interpeller le ministre de la Jeunesse, ce dernier a envoyé la police qui a trainé de force certains d’entre nous.

Nous sommes particulièrement sensibilisés à ce contexte d’attaque des libertés et du monde syndical. Le fait qu’un procureur de la République demande de la prison ferme alors qu’aucune plainte n’ait été déposée, nous interpelle. Nous sommes inquiets sur l’évolution d’une jurisprudence au détriment du monde syndical.

En conséquence, le SEP UNSA soutient l’appel à manifester le 12 mars 2016 à Amiens afin de soutenir les Goodyear.