Le SEP-UNSA réaffirme le rôle clé des animateur.trice.s dans un périscolaire de qualité, sécurisé et valorisé


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Satisfaire les besoins fondamentaux des enfants et garantir leurs droits, dans tous les temps et espaces de leur vie quotidienne relève d’un engagement collectif.

La place centrale des animateur.trice.s dans l’éducation des enfants

Le SEP-UNSA souligne l’importance centrale des animateur.trice.s, acteur.trice.s éducatifs et sociaux indispensables au développement global des enfants pendant les temps périscolaires et extrascolaires. Chaque jour, 90 % des enfants de 3 à 10 ans fréquentent au moins un de ces temps, où ils passent en moyenne un quart de leur temps éveillé. Ces moments ne se limitent pas à de la simple garde : ils sont essentiels pour favoriser la coopération, l’autonomie, la créativité et la confiance en soi des enfants. Le SEP-UNSA appelle à une reconnaissance pleine et entière des animateur.trice.s comme formateur.trice.s de citoyen.ne.s et acteur.trice.s majeur.e.s de la réduction des inégalités sociales et scolaires.

Urgence à améliorer les conditions d’emploi et de formation

Face à une pénurie préoccupante, avec plus de 30 000 postes vacants en 2023, liée aux conditions de travail précaires — temps partiels imposés, coupures non rémunérées, manque de reconnaissance des diplômes — le SEP-UNSA revendique des contrats à temps complet ou complétés et la fin des horaires fractionnés. Il réclame également la valorisation des formations professionnelles avec un diplôme minimal requis (CQP, CPJPS, BPJEPS) et une formation continue renforcée.

Le SEP-UNSA revendique également la revalorisation des salaires des métiers de l’Education populaire, et la rémunération des temps de préparation.

Sécuriser les temps périscolaires, un impératif éthique

La sécurisation des temps périscolaires est une priorité éthique : la lutte contre toutes formes de violences éducatives, sexistes ou sexuelles doit être sans faille. Les directeur.trice.s d’accueil doivent bénéficier d’une formation spécifique et d’un cadre institutionnel solide pour repérer, accompagner et signaler les situations à risque. Les animateur.trice.s doivent bénéficier d’une sensibilisation systématique. En outre, l’obligation de la déclaration de tous les accueils périscolaires (donc des garderies) auprès des services Jeunesse et Sports de l’Etat faciliterait le contrôle des encadrant.e.s et l’accompagnement des professionnel.le.s.

Renforcer la coéducation et garantir l’équité territoriale

Le SEP-UNSA affirme aussi la nécessité de renforcer la coéducation par le renforcement du Projet Éducatif Territorial (PEDT), comme outil de concertation entre écoles, animateur.trice.s, associations et familles. Il milite pour réduire les inégalités territoriales par un développement ambitieux des accueils déclarés, mieux financés et encadrés, ainsi que pour la création d’un Haut-Commissariat à l’Enfance, la Jeunesse et à l’Éducation populaire, garantissant la cohérence des politiques publiques.

Accompagner et soutenir les collectivités locales

Enfin, le SEP-UNSA appelle à un accompagnement renforcé des collectivités locales, en simplifiant les modes de financement actuels par la mise en place d’un fonds de soutien basé sur le nombre d’enfants scolarisés et une gouvernance partenariale départementale impliquant État, collectivités et financeurs. Le développement des moyens des services Jeunesse et Sports est indispensable pour former et accompagner durablement les équipes d’animation, et plus globalement les acteur.trice.s éducatif.ve.s et les collectivités.

Le SEP-UNSA invite tous les acteur.trice.s et citoyen.ne.s à soutenir cette dynamique pour faire des temps périscolaires des temps véritablement éducatifs, sûrs et valorisés, au service de l’épanouissement et de l’émancipation de tous les enfants.