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Éducation, Animation et municipales : un enjeu clé pour les futurs élus ?

Publié le 13 mars 2026

À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars, la question éducative se révèle un enjeu central de proximité. Le sondage « Ma commune, mon maire & moi » réalisé par Odoxa, consacré à l’école de demain, fournit des indications utiles pour les futurs élus, malgré certaines limites méthodologiques.

Si la perception varie selon les territoires, 75 % des habitants jugent le niveau des établissements scolaires de leur commune plutôt bon. L’étude prend également en compte l’environnement éducatif, incluant équipements culturels et sportifs et activités d’éducation populaire, soulignant le rôle concret des communes dans la vie scolaire au sens large.

L’étude souligne une confusion persistante entre les compétences et responsabilités des communes, départements ou régions !

L’ éducation à la citoyenneté  reste un enjeu important, et certaines initiatives comme les « classes dehors » sont de plus en plus appréciées, signalant une attente pour des pratiques pédagogiques innovantes et adaptées au territoire. 

Cette étude révèle que si toutes les questions scolaires ne relèvent pas des municipalités, l’éducation demeure un axe stratégique de l’action locale.

Les futurs élus ont tout intérêt à se saisir de ce thème pour renforcer la qualité et la diversité de l’offre éducative, tant pour le quotidien des familles que pour préparer l’école de demain. Ainsi, les municipales de 2026 constituent une opportunité majeure pour placer l’éducation au cœur de la proximité et du lien entre citoyens et mairie, tout en anticipant les enjeux éducatifs nationaux à venir.

Avec pour le SEP un enjeu fort autour de la reconnaissance de place de l’Animateurs et des Associations dans les actions locales.

Plus d’infos : https://www.odoxa.fr/sondage/education-une-satisfaction-en-trompe-loeil/

Etude « Ma commune, mon maire & moi – volet éducation » 

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Stratosphère masculiniste : les 3 raisons de l’alerte lancée par le SEP-UNSA

Publié le 20 février 2026

Trois raisons pour lesquelles Syndicat de l’Éducation Populaire(SEPUNSAalerte contre la stratosphère « masculiniste »aujourd’hui :

  1. Parce que le masculinisme est un contre-projet éducatif qui s’oppose frontalement aux valeurs de l’éducation populaire :

La stratosphère « masculiniste » diffuse sur le net, une vision du monde fondée sur :

  • la hiérarchisation des sexes
  • la naturalisation des inégalités
  • la remise en cause des droits des femmes et des minorités de genre
  • une hostilité assumée envers l’émancipation
  • le féminisme
  • la pensée critique

Ces discours entrent en contradiction directe avec les principes fondamentaux de l’éducation populaire : égalité, émancipation, esprit critique, citoyenneté, solidarité et justice sociale.

Les acteurs du champ de l’éducation populaire doivent donc se saisir de ce phénomène, sensibiliser, former afin d’agir et de lutter contre cette idéologie réactionnaire et rétrograde.

  1. Parce que les publics de l’éducation populaire sont directement exposés et vulnérables à ces discours sur les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux constituent aujourd’hui un espace central de socialisation, en particulier pour les adolescent·es, les jeunes adultes, les publics en situation de fragilité sociale ou identitaire.

La stratosphère « masculiniste » utilise des stratégies bien identifiées : rhétorique pseudo-scientifique, discours de victimisation des hommes, promesses de réussite individuelle et de domination sociale et radicalisation progressive via des algorithmes.

Ces contenus peuvent nourrir :

  • le sexisme et les violences de genre
  • le rejet des femmes dans les espaces éducatifs et militants
  • la défiance envers les institutions éducatives, syndicales et associatives

Le SEP-UNSA représentant les acteurs de l’Education populaire, a donc un rôle d’information, de prévention et d’accompagnement.

Face aux dérives complotistes et aux discours de haine, il peut contribuer à former, outiller, déconstruire et accompagner les animateurs et les animatrices au quotidien.

  1. Parce que le « masculinisme » constitue une menace pour le vivre-ensemble, le travail collectif et les conditions de travail

Dans les structures, mouvements et associations de l’éducation populaire (centres sociaux, MJC, Tiers lieux, accueils périscolaires…), la diffusion de ces idéologies peut entraîner : de graves tensions entre professionnels, la remise en cause de l’égalité femmes-hommes au travail, une banalisation des propos sexistes ou discriminatoires ou une fragilisation des équipes majoritairement féminisées.

Le « masculinisme » n’est pas seulement un phénomène idéologique : il a des effets concrets sur les collectifs de travail, la santé mentale, le climat professionnel et la capacité à agir ensemble.

Le rôle d’un syndicat est aussi de protéger les personnes, de garantir un cadre de travail respectueux et de s’opposer aux idéologies qui légitiment les dominations.

S’engager contre la stratosphère « masculiniste » avec le SEP UNSA, ce n’est donc pas mener un combat périphérique ou idéologique : c’est défendre l’éducation populaire, protéger les publics et les professionnel·les, et affirmer un projet de société fondé sur l’égalité et l’émancipation.

Plus d’informations ?

  • Ecouter l’Audition par la délégation aux Droits des femmes et à l’égalité du CESE de Cécile Simmons
https://www.lecese.fr/actualites/le-masculinisme-est-une-ideologie-qui-soutient-le-droit-des-hommes-dominer-les-femmes
  • Lire l’article du Centre Henri Aigueperse UNSA EDUCATION :
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Courrier de l’intersyndicale Jeunesse et Sports : ne laissons pas détruire un ministère au service de la jeunesse,du sport, de la vie associative et de l’éducation populaire !

Publié le 04 novembre 2025

Nos organisations syndicales, représentées au Comité social d’administration ministériel de la Jeunesse et des Sports (CSA MJS), tiennent à vous alerter solennellement sur les projets inquiétants qui se préparent dans l’ombre et menacent l’avenir même de notre ministère.

Depuis plusieurs jours, elles vous sollicitent sans obtenir de réponse.
Pourtant, les sujets d’alerte se multiplient et suscitent une vive inquiétude dans nos services et établissements. Nous visons en particulier :

  • La mission conjointe IGA/IGESR actuellement en cours, dont le périmètre et les orientations suscitent de profondes inquiétudes. En l’absence de transparence, ses travaux semblent prolonger les préconisations du rapport de l’Inspection générale de janvier 2025, constituant une attaque en règle contre nos métiers et nos corps. En dénaturant les missions
    essentielles de Jeunesse et Sports, ces démarches menacent directement l’existence et l’identité de notre ministère ;
  • Nous souhaitons conserver l’unité du périmètre Jeunesse et Sports et nous nous opposons fermement à toute volonté de « saucissonner » le secteur, avec par exemple d’un côté les SDJES transférés dans des DDI et de l’autre les DRAJES confiées aux collectivités territoriales ;
  • La baisse des crédits d’intervention et des effectifs (-36 postes, dont 26 CTS) ;
  • Les tentatives de redéfinition et de réduction des missions des CTS ;
  • Les attaques visant à remettre en cause les corps spécifiques Jeunesse et Sports et leur reconnaissance statutaire ;
  • Enfin, la perspective d’une nouvelle décentralisation du sport et le risque majeur de transfert de compétences en matière de jeunesse et de vie associative.

Ces projets nous apparaissent particulièrement néfastes pour l’avenir du ministère, pour ses personnels et pour les politiques publiques qu’il porte. Nous attendons de votre part une prise de position claire : ils doivent être publiquement dénoncés et abandonnés.

Un CSA ministériel est convoqué le jeudi 6 novembre prochain. Nous demandons que vous y participiez personnellement et que vous inscriviez à son ouverture un débat préalable sur l’ensemble des points évoqués ci-dessus.

Nous attendons à cette occasion que vous exprimiez officiellement l’abandon de ces orientations délétères, afin qu’aucune ambiguïté ne subsiste quant à votre engagement pour l’avenir de notre ministère, de nos corps, de nos métiers et de nos missions.

Au regard des nombreuses alertes et demandes d’échanges exprimées ces dernières semaines, et en l’absence de clarification au plus tard le 6 novembre, nous serons contraints de constater que le dialogue social est rompu.

Nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de notre haute considération.

Pour Philippe BISSONNET, Yves PAPLORAY, Virginie BROHAN, David DURAND, Sébastien DARTAI, David RIGAUD, Alice HADJOU, Frédéric CUIGNET-ROYER, Tiphaine TRIJOULET, Théo CONTIS, Gwénaëlle NATTER, Catherine DE NADAI, Jean KANAPA, Catherine TUCHAIS, Marie-Christine BASTIEN, Didier HUDE,
représentants l’Intersyndicale Jeunesse & Sports,

Tony Martin

Actus

Subventions à l’Éducation Populaire : La fin d’un modèle ?

Publié le 24 octobre 2025

L’intervention récente d’une élue du  Rassemblement National au Conseil Régional de Nouvelle-Aquitaine (1) en assemblée plénière du 13 octobre 2025, ciblant le « militantisme » des associations d’éducation populaire, n’est pas un acte isolé. Elle est le révélateur d’une crise profonde qui menace le régime de la subvention publique en France. Au-delà des attaques idéologiques, ce sont des mutations structurelles — coupes budgétaires et logique de commande publique — qui fragilisent un pilier de notre cohésion sociale et un partenaire historique de l’École.

1 – La subvention : un pilier du « faire société » à la française

Lorsqu’on parle de subvention publique à une association loi 1901, de quoi parle-t-on ?

Trop souvent réduite à une simple « aide » ou à un « guichet », la subvention est en réalité un outil politique et juridique fondamental, au cœur du pacte républicain.

Contrairement à la commande publique (un marché public ou un appel d’offres), qui voit une administration acheter une prestation pour répondre à un besoin qu’elle a elle-même défini, la subvention est d’une tout autre nature.

Elle est définie dans la loi ESS de 2024 (2) , et par la « circulaire Valls » de 2015 (https://www.legifrance.gouv.fr/circulaire/id/40062) comme une contribution financière de la puissance publique destinée à soutenir une action ou un projet initié et porté par l’association elle-même, dès lors que ce projet sert l’intérêt général.

La nuance est fondamentale :

  • Dans la commande publique, l’association est un prestataire.
  • Dans la subvention, l’association est un partenaire.

Ce régime de subvention repose sur la reconnaissance que l’État ou les collectivités ne savent pas tout faire, et que les corps intermédiaires, nés de la société civile (syndicats, associations), ont une légitimité propre à identifier des besoins et à proposer des solutions. L’éducation populaire en est l’exemple parfait : elle n’a pas attendu une commande de l’État pour inventer les colonies de vacances, les centres de loisirs, la formation citoyenne mais aussi les universités populaires, les foyers de jeunes travailleurs, les espaces de débat citoyen ou les lieux d’engagement bénévole qui irriguent nos territoires.

2. Une remise en cause qui vient de loin

Le consensus qui prévalait autour de ce modèle se fissure aujourd’hui sous l’effet de trois lames de fond conjuguées.

  • L’attaque idéologique : le procès en « politisation »

L’intervention de l’élue RN Pauline Garraud en Nouvelle-Aquitaine, s’attaquant aux subventions des grands mouvements d’éducation populaire au motif de leur « approche militante », est symptomatique d’une offensive de l’extrême-droite (mais pas seulement) contre les associations jugées « politiques ».

C’est une méconnaissance — ou une attaque délibérée — de l’essence même de l’éducation populaire. Oui, l’éducation populaire est « politique » au sens noble du terme : son objet est de former des citoyens éclairés, critiques, capables de comprendre le monde pour le transformer. Viser les associations qui luttent contre les discriminations, qui éduquent aux médias ou qui forment à la citoyenneté, c’est vouloir assécher les lieux d’émancipation collective. C’est confondre la neutralité partisane (que ces associations respectent) avec une neutralité idéologique qui n’existe pas et qui n’est pas souhaitable en démocratie.

  • La mutation technocratique : de la subvention à l’appel à projets

Plus insidieuse, mais tout aussi destructrice, est la transformation du financement associatif. Sous la pression de normes de gestion (parfois issues d’une interprétation restrictive du droit européen) et d’une volonté de « rationalisation », la subvention d’initiative (finançant le projet global de l’association) a été massivement remplacée par des appels à projets.

Ce glissement vers la logique de la « commande publique » a des effets dévastateurs :

  • Perte d’initiative : L’association ne propose plus, elle répond à un cahier des charges.
  • Mise en concurrence : Les associations sont mises en compétition entre elles pour des financements de court terme, gaspillant une énergie considérable en montage de dossiers.
  • Perte de sens : L’animateur ou le formateur devient un « opérateur » d’une action décidée par l’administration.
  • Précarisation : Les financements sont souvent annuels, non reconductibles, empêchant toute vision à long terme et toute pérennisation des emplois.
  • L’asphyxie budgétaire : la « rétraction » silencieuse

La troisième lame de fond est la plus évidente : la baisse continue des dotations publiques. Confrontées à l’austérité budgétaire, de nombreuses collectivités (communes, départements, régions) et l’État font des subventions associatives la première variable d’ajustement.

Cette rétraction budgétaire n’est pas sans conséquences. Elle pousse les associations à une course éperdue aux financements, les détournant de leur mission principale, ou les obligeant à augmenter les tarifs de leurs activités, créant une fracture d’accès pour les publics les plus précaires.

Le risque : un tissu associatif affaibli, des emplois menacés

Pourquoi le SEP-UNSA s’alarme de cette situation ?

Parce que l’éducation populaire est un acteur majeur de la cohésion sociale et de l’éducation tout au long de la vie.

Bien au-delà de leur rôle crucial de partenaires de l’École, ces associations sont des lieux essentiels :

  • D’engagement et de lien social : Elles animent la vie locale, permettent la rencontre entre les générations, favorisent la mixité sociale et offrent des espaces concrets d’engagement bénévole, véritable école de la citoyenneté.
  • D’émancipation pour tous les âges : Elles proposent des formations (BAFA, BAFD, mais aussi professionnelles pour adultes), des activités culturelles, des universités populaires et des débats qui permettent à chacun de continuer à se former et à exercer son esprit critique.

Affaiblir ces associations, ce n’est pas seulement affaiblir l’action éducative auprès des enfants ; c’est affaiblir la capacité de notre société à « faire corps » et à former des citoyens actifs.

Les associations d’éducation populaire sont les partenaires historiques et indispensables de l’École publique.

Elles interviennent sur le temps périscolaire, organisent les classes de découverte, forment les jeunes au BAFA, animent les Accueils Collectifs de Mineurs (ACM), et sont souvent en première ligne pour porter des projets sur la laïcité, l’égalité filles-garçons, la lutte contre le harcèlement et les violences sexistes et sexuelles.

Affaiblir ces associations, c’est donc affaiblir un acteur économique important.

Le secteur associatif n’est pas un « à-côté » de l’économie : il représente plus de 1,8 million de salariés en France, 13% de l’emploi privé, 20 millions de bénévoles. La baisse des subventions et la précarisation des financements par appels à projets menacent directement cet emploi associatif, souvent qualifié et non délocalisable. Entre 2005 et 2020, le CESE a estimé une baisse de 41% des subventions aux associations. Avec les nouvelles baisses annoncées au PLF pour 2026, c’est plus 90 000 emplois menacés.

Notre position : Défendre l’initiative associative

La prise de parole de l’extrême-droite contre l’éducation populaire ne doit pas être prise à la légère. Elle vise à imposer un silence idéologique. Mais le danger le plus immédiat réside dans la banalisation d’un modèle de gestion qui transforme les associations en simples prestataires de services.

(1) Pauline Garraud, élue du Rassemblement national, avait déjà jugé que la danse en Nouvelle-Aquitaine était « un vecteur d’idéologie avant d’être un art » (Rue 89 Bordeaux le 29/03/25). Cette fois elle invoque, à propos du financement d’une proposition de Chartes d’engagement citoyen favorisant l’accès à la culture par l’éducation populaire pour la jeunesse :  » une façade qui masquerait un militantisme politique portée par les mouvements d’éducation populaire contre le Rassemblement National(sic) ».

L’élue considère notamment que la Ligue de l’Enseignement qui prend position contre la Loi immigration et la montée des idéologies néofascistes, « ne fait pas de l’éducation populaire mais du militantisme politique ». Outre la question du positionnement idéologique d’un.e élu.e du RN, c’est l’illustration des démarches électorales populistes auprès de la jeunesse contre l’éducation populaire, engagées par les élus du RN depuis les élections européennes…

(2) La définition légale de la subvention, introduite par la loi ESS du 31 juillet 2014 (https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000029313296)  est inscrite à l’article 9-1 de la loi du 12 avril 2000 :

« Constituent des subventions, au sens de la présente loi, les contributions facultatives de toute nature, valorisées dans l’acte d’attribution, décidées par les autorités administratives et les organismes chargés de la gestion d’un service public industriel et commercial, justifiées par un intérêt général et destinées à la réalisation d’une action ou d’un projet d’investissement, à la contribution au développement d’activités ou au financement global de l’activité de l’organisme de droit privé bénéficiaire. Ces actions, projets ou activités sont initiés, définis et mis en œuvre par les organismes de droit privé bénéficiaires. Ces contributions ne peuvent constituer la rémunération de prestations individualisées répondant aux besoins des autorités ou organismes qui les accordent. »

Pour qu’il y ait subvention, trois critères doivent être réunis :

1.    L’initiative du projet appartient à l’association ;

2.    Le financement public soutient un objectif d’intérêt général ;

3.    L’association est seule chargée de l’organisation et la réalisation de l’action.

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FLASH Info SEP UNSA

Publié le 19 octobre 2025

 Retour sur le CSA ministériel Jeunesse et Sports du 16 octobre 2025

et précisions sur les rapports et missions d’inspection générale 2025

 Ivry sur Seine, le 19 octobre 2025

Rassemblées autour d’un seul point à l’ordre du jour consacré au fonctionnement des instances de dialogue social à Wallis et Futuna, les organisations syndicales en ont profité pour adresser des messages à l’administration centrale. Le SEP profite de ce Flash Infos pour interpeller directement Madame Marina Ferrari, ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative.

  1. Le monde associatif est à bout de souffle.
  • Le SEP a participé à la manifestation du 11 octobre aux côtés des fédérations d’éducation populaire et des acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS) pour protester contre les coupes budgétaires inscrites dans le projet de loi de finance (PLF)

Ce que l’on retient de ce CSA :

  • Le budget de la mission « sport, jeunesse et vie associative » baisse de 18% passantde 1,46 milliard € en 2025 à 1,19 milliard en 2026 dans le projet de loi de finance
  • Concernant le programme 163 « Jeunesse et Vie associative », baisse de 26% : 627 M€ en 2026 contre 848 M€ en 2025.
  • La DJEPVA (Direction de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et de la Vie Associative) assure que les financements pour les partenariats JEP, FONJEP et FDVA restent stables.
  • En revanche : les financements pour les « colos apprenantes » et le SNU (Service National Universel) disparaissent du budget.  L’agence nationale du service civique voit son budget rogné passant de 579 359 187 € à 465 M€ (-114M€). 
  • Alerte sur le BOP 305 visant le champ de l’ESS : cure d’austérité avec une baisse de 54% selon le président d’ESS France.

Position du SEP :

  • Nous regrettons que ces fonds ne soient pas réorientés vers les associations pour qui « l’engagement et l’émancipation » sont l’essence même de leur actions (Le SEP a interpellé la ministre en comité de filière Animation réuni ce 17 octobre également)
  • Nous dénonçons ces coupes financières et alertons l’administration sur les menaces que ces restrictions font peser sur les associations avec des risques de licenciement massif dès 2026. Nous rappelons que le secteur associatif, c’est 1,8 millions d’emplois, 20 millions de bénévoles, 13% des emplois et seulement 7% du total des aides de l’Etat au secteur privé.

2. Revalorisation indemnitaire pour les PTP (Personnels Techniques et Pédagogiques)

  • À partir de novembre 2025, la 3ème tranche du RIFSEEP est mise en place avec effet rétroactif au 1er janvier 2025 (BOP 214 et 219).
  • La note de service en date du 10 octobre 2025 précise cette revalorisation : elle concerne l’augmentation de l’ISFE de l’ordre, en moyenne, de 130€ brut/mois/ETP en groupe 2 et la mise en place du CIA (complément indemnitaire annuel).

Position du SEP :

  • Nous maintenons le combat visant à fondre ce régime indemnitaire dans le traitement indiciaire et invitons tous les agents à vérifier leurs fiches de paie de novembre ou celle de décembre pour détecter d’éventuelles erreurs.
  • Nous relevons que l’administration a respecté ses engagements qui consistaient à prévoir une revalorisation indemnitaire en 3 ans (2023-2024-2025) qui a été profitable à tous les PTP, notamment les collègues stagiaires.

3. Droit à la formation menacé

  • L’UNSA alerte sur la remise en cause du droit à la formation des PTP, notamment à cause de la cure d’austérité imposée par Bercy.
  • Le Plan national de formation (PNF – https://formajes.fr/formations ) adressé début septembre par la DJEPVA souffre d’un double mal : insatisfaisant sur le fond et inaccessible !

Position du SEP :

Nous dénonçons l’évolution du PNF dont l’offre s’appauvrit au fil des ans, se limitant à une présentation de dispositifs ou de logiciels par la DS ou la DJEPVA, sans compter les embûches administratives comme le seuil élevé de 15 inscrits pour ouvrir une formation.

Le SEP et l’UNSA recensent actuellement, à partir de vos témoignages, toutes les situations où des agents sont empêchés de se former. L’UNSA a dénoncé la position de l’école académique de la formation continue (EAFC) des Hauts de France, qui conditionne toute demande de formation à un accord préalable de financement.

4. Missions inspection générale concernant l’éventuelle transformation des SDJES – les préfets en embuscade ?

L’UNSA et le SEP demandent sans délais une clarification de la position du Gouvernement et de la Ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie Associative.

Rappel historique :

L’adossement du périmètre de Jeunesse et Sports à la DGRH des ministères sociaux pendant plus d’une décennie (2009-2020) avait asséché nos services et nos missions au sein de directions interministérielles (DDCS, DDCSPP, DRDJSCS…) : culture de travail incompatible avec nos missions éducatives, saignées de nos effectifs, absence de formation pour les agents, souffrance au travail et tentative de transformer les corps de PTP en attachés d’administration.

Au 1er janvier 2021, alors que notre disparition avait été actée en 2017-2018 (https://www.jdanimation.fr/infos/cap-2022-vers-un-demantelement-de-jeunesse-et-sports), le rapprochement avec les services de l’Education nationale et la création du pôle éducatif ont constitué une opportunité positive. En 2025, tout n’est pas abouti (risques ou effets de siphonnage des moyens par le Rectorat/Dasen, complémentarité éducative à la recherche d’une boussole, conditions logistiques et matérielles parfois insatisfaisantes, gestion conflictuelle des véhicules de service, etc.).

Sur certains sujets, la situation des SDJES sous la double autorité hiérarchique ou fonctionnelle soit du DASEN – Recteur soit celle du préfet pose problème.

Cependant, des avancées concrètes permises au sein de l’Education Nationale sont indéniables : revalorisations indemnitaires, effets positifs en termes de reclassement pour les collègues depuis septembre 2023, maintien des ETP, maintien de hauts niveaux de recrutement dans les concours CEPJ, professeurs de sport et IJS…

Position du SEP : ayant pris connaissance d’une lettre de mission du Premier Ministre Bayrou en date du 25 juillet 2025 aux Inspections Générales de l’Administration (IGA) et de l’Éducation, du Sport et de la Recherche (IGÉSR), la Fédération UNSA Education et le SEP ont sollicité un entretien avec les inspecteurs généraux pour défendre nos missions éducatives et nos statuts. Nous attendons leur réponse.

Cette lettre de mission est explicite : « Evaluation de la situation des SDJES en vue de leur transformation »

A priori, malgré le changement de Premier Ministre et de Gouvernement, la mission est maintenue et en cours !

Ce n’est pas la première et ce ne sera sans doute pas la dernière.

En 2023-2024, le Secrétariat Général de MENJS avait mandaté une mission d’Inspection Générale, appuyée par le cabinet de consultant ERNST and YOUNG sur le sujet « Adéquation-moyens ». Ce sujet avait été présenté en CSAMJS et la majorité des organisations syndicales, dont le SEP, avait émis des réserves très fortes. Elles avaient, dont le SEP, participé à l’audience intersyndicale pilotée par l’Inspection Générale.

Le contexte de l’époque était celui du SNU qui vampirisait les crédits et les ETP, avec des missions parfois très éloignées de celles de personnels techniques et pédagogiques.

Notons aussi que des emplois « sauvés » ou créés (postes aux concours notamment), avaient vocation à s’impliquer sur le SNU, l’Inspection Contrôle Evaluation mais aussi des missions de développement.

Le rapport de l’inspection générale de janvier 2025 « Évaluation de l’adéquation entre les missions des services déconcentrés jeunesse, engagement et sport et les compétences des personnels exerçant dans ces services » fait suite à ce « travail ». Il a été remis aux ministres de l’Education et en charge de la Jeunesse et des Sports de l’époque. Il contient des recommandations inacceptables, notamment pour les CEPJ ou les CTPS (fusion des corps PS et CEPJ, disparition des CTPS, suppression des spécialités CEPJ, réforme des concours avec une approche plus administrative ou transversale…). Lors de nos échanges avec le politique avant l’été 2025, le discours avait été très clair : rien n’est retenu. Cependant, lors d’une rencontre avec les conseillers du Premier Ministre début 2025, avait été indiquée la volonté de réfléchir à plusieurs options de réorganisation…Ce sujet est donc une constante depuis 2017-2018…

A l’occasion des audiences dédiées, dans le cadre des rencontres bilatérales avec les ministres ou la DGRH, le SEP n’a de cesse de défendre nos décrets et nos missions statutaires.

En conclusion, nous sommes conscients des difficultés qui persistent encore dans plusieurs services. Nous regrettons aussi que la complémentarité Education nationale – Jeunesse et Sports ne soit pas toujours systématique ni évidente. Il reste du travail.

La période est agitée et tendue, tant au plan politique qu’au niveau budgétaire. On perçoit de nouveau des tentatives et des volontés de réorganisation des services de l’Etat : être au plus près des territoires, des habitants, des usagers, rendre plus visible l’action concrète et quotidienne des agents et des services de l’Etat. Ces objectifs sont compatibles avec le respect de nos statuts et de nos missions.

Nous agissons quotidiennement pour écouter, comprendre et agir, en privilégiant le dialogue.

Nous sommes garants des mandats confiés par nos adhérents dans notre fonctionnement interne (congrès, conseil syndical, plateforme revendicative…) et nos collègues lors des élections professionnelles.

Nous proposerons prochainement des temps d’information et d’échanges sur ces sujets importants.

Pour le Secrétariat National du SEP

Richard REBOUL et David DURAND

Elus en CSAM Jeunesse et Sports

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