Comité Social d’Administration Ministériel Jeunesse et Sports
Comité Social d’Administration Ministériel Jeunesse et Sports
Mercredi 24 juin, de 17h à 19h, a eu lieu le Comité de filière animation en présence de la Ministre de la Jeunesse et des Sports, Mme Marina FERRARI.
Après un discours de la ministre, la Présidente du comité de la filière animation, Florence GAUTIER lui a fait part des inquiétudes des membres du bureau sur l’avenir de ce comité de filière. Les partenaires s’inquiètent du manque de suivi du comité par la ministre. Depuis son lancement en 2022, les sollicitations du gouvernement sur des sujets à débattre son assez distants des 25 propositions à mettre en œuvre, conformément aux Assises de l’animation en 2022 (cf. Intervention organisations syndicales salariées CFDT-SEP UNSA).
La perte de moyens consécutive aux choix politiques met le secteur en grande fragilité. Depuis un an, le secteur de l’animation et de l’éducation populaire sonne l’alarme. C’est un plan social massif de plusieurs milliers de salariés qui est en marche silencieuse.
Aucun responsable politique du gouvernement ne réagit. Les prises de paroles, ainsi que les avis présentés, expriment un besoin de pilotage politique. Les politiques enfance et jeunesse sont sacrifiées sur l’autel des crises successives (COVID, conflit entre l’Ukraine et la Russie, détroit d’Ormuz…) et c’est le secteur associatif en premier qui doit combler le recul de l’Etat pour maintenir ses actions (fin des colos apprenantes, baisse des postes FONJEP, baisse des dotations publiques, baisse de l’aide à l’apprentissage et obligation de payer la taxe d’apprentissage…).

Les propositions de l’employeur lors des réunions de travail de la fusion de notre branche Éclat, pêche de loisirs et Familles Rurales sont trop timides et absolument pas à la hauteur des enjeux de professionnalisation que nous portons collectivement.
Aujourd’hui, l’intersyndicale Éclat sonne l’alerte : il est temps de passer des paroles aux actes.
Nous demandons :
– un temps travail annualisé à 1526h maximum
– une 6ème semaine de congés payés,
– la reconnaissance du temps de déplacement, comme temps de travail effectif dès lors qu’il est supérieur au temps de trajet domicile-travail : Une heure de trajet pour le travail, c’est une heure de travail rémunérée
– la prise en compte des congés menstruels de manière digne et décorrélé des autres congés « exceptionnels »
Nous, organisations syndicales représentatives des salariés réaffirmons notre engagement défendre une convention collective ÉCLAT qui protège :
– tous les salariés de cette branche (+260 000 salariés), que ce soit dans le domaine de l’enfance, de la jeunesse, de l’environnement, de la culture ;
– tous les acteurs éducatifs, en offrant aux associations les moyens de mettre en place leur projet associatif, notamment sur les missions de protection, d’éducation, de pédagogie et d’émancipation auprès de tous les publics
Alors que l’inflation flambe (prix du gaz, prix de l’électricité, prix de l’essence, loyers, denrées alimentaires) que le SMIC progresse en juin, et sans doute à nouveau en octobre prochain, Nous venons de vivre le 11 juin une négociation sur les salaires qui n’est rien d’autre qu’une provocation. Un mandat à 0 euro d’augmentation est est inacceptable. nous avons obtenu le 11 juin un simple rendez-vous le 3 septembre. Nous avons noté cette date. Ce jour-là, nous exigerons une réponse à la hauteur des attentes des salariés de la Branche Éclat.
À l’État, aux départements, aux régions, nous disons : assez de prétextes !
Depuis des années, chaque crise, Covid, Ukraine, maintenant détroit d’Ormuz sert à justifier le gel ou pire la baisse des subventions. Pourtant, l’animation est un service public de proximité indispensable à l’épanouissement de nos enfants et de nos jeunes, tout comme la culture, la protection de l’environnement , le développement local, toutes ces politiques doivent être financées comme telles. Il en va de la sécurité des salariés mais surtout des publics que nous accueillons !
A l’heure où il est nécessaire de renforcer les équipes, la formation des salarié.es (rapport du CESE sur la convention citoyenne sur les temps de l’enfant), c’est vers le sens inverse des recommandations que nous nous orientons dans les choix gouvernementaux. Nos actions ne sont pas un cout mais bien un investissement et une mission de service public au service de l’intérêt général.
Notre exigence est claire :
– des proposition sérieuse de la part des employeurs dans le cadre de la fusion ;
– des salaires qui *permettront de vivre dignement* de son travail dans l’animation. 5% d’augmentation maintenant !
– une considération claire des financeurs avec des moyens dès maintenant de la part de l’état !
L’intersyndicale lancer une grande pétition en ligne pour informer des non avancés en négociation fusion, des négociations indignes sur les salaires et de nos demandes aux employeurs de prendre leurs responsabilités vis-à-vis de leurs salarié.Es et à l’État de débloquer des moyens sérieux et à la hauteur des besoins !
Alors que la France s’affiche comme la première destination touristique mondiale, une réalité trop souvent occultée persiste : près d’un jeune sur trois ne part pas en vacances, freiné par une précarité financière structurelle et des obstacles liés au handicap.
Ce constat d’inégalité est inacceptable au regard de l’article 24 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et de la loi de 1998 faisant de l’accès aux loisirs un objectif national.
Face à cette exclusion qui génère isolement et détresse psychologique, le SEP UNSA Éducation s’associe à la FAGE, au JPA, à l’ANESTAPS et aux CEMEA pour porter un plaidoyer commun exigeant.
Au-delà de la simple pause calendaire, nous revendiquons un droit aux vacances plein et entier, garanti par des mesures concrètes : revalorisation des aides au transport et au séjour, sanctuarisation de pauses pédagogiques sans charge cognitive, et reconnaissance de l’animation volontaire comme un engagement citoyen à sécuriser.
Il s’agit d’une urgence de santé publique et de justice sociale : permettre à chaque jeune, de 18 à 28 ans, de conquérir son autonomie et de construire son émancipation dans un tourisme plus solidaire et durable.
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