Alors que la France s’affiche comme la première destination touristique mondiale, une réalité trop souvent occultée persiste : près d’un jeune sur trois ne part pas en vacances, freiné par une précarité financière structurelle et des obstacles liés au handicap.
Ce constat d’inégalité est inacceptable au regard de l’article 24 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et de la loi de 1998 faisant de l’accès aux loisirs un objectif national.
Face à cette exclusion qui génère isolement et détresse psychologique, le SEP UNSA Éducation s’associe à la FAGE, au JPA, à l’ANESTAPS et aux CEMEA pour porter un plaidoyer commun exigeant.
Au-delà de la simple pause calendaire, nous revendiquons un droit aux vacances plein et entier, garanti par des mesures concrètes : revalorisation des aides au transport et au séjour, sanctuarisation de pauses pédagogiques sans charge cognitive, et reconnaissance de l’animation volontaire comme un engagement citoyen à sécuriser.
Il s’agit d’une urgence de santé publique et de justice sociale : permettre à chaque jeune, de 18 à 28 ans, de conquérir son autonomie et de construire son émancipation dans un tourisme plus solidaire et durable.