Le dialogue social avec ce gouvernement nous mène dans l’impasse. Nos nombreuses participations attestent notre souhait de participer de façon constructive à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques publiques. Cependant notre parole ne semble pas entendue et nos questions restent sans réponse. Après discussion et débat, les membres du Secrétariat National du SEP UNSA du 15 novembre ont souhaité affirmer notre engagement dans le mouvement du 5 décembre pour nous faire entendre sur les changements à venir sur le système des retraites.

Le système de calcul des retraites par points

Il comporte des risques : la valeur du point est variable et son mode de calcul n’est pas clairement précisé. La conséquence directe pourrait être la baisse significative du montant de nos pensions.

CE QUE REVENDIQUE L’UNSA

Pour l’UNSA c’est une condition sine qua non. La valeur du point ne peut pas baisser. Sa valeur ne doit pas être le fruit d’une décision gouvernementale mais au contraire faire l’objet d’un véritable dialogue social. Le rendement du point doit être réévalué (par rapport aux préconisations du rapport Delevoye) afin de pouvoir assurer un taux de remplacement comparable à ceux observés aujourd’hui.

CE QU’A OBTENU L’UNSA

L’État ne fixera pas seul les paramètres du système. Le pilotage du système sera assuré par une caisse gérée paritairement par les partenaires sociaux (autant de représentants des employeurs que des assurés sociaux). Le seuil de représentativité des organisations syndicales est fixé à 5%, public comme privé. Cela fait plus de 70 ans que les partenaires sociaux gèrent en direct le régime complémentaire obligatoire des salariés du privé Agirc-Arcco et cela fonctionne

L’incidence rémunération-retraite

Le SEP-Unsa, avec sa fédération Unsa Éducation, appelle les fonctionnaires et salariés de l’Éducation à se mettre en grève et à manifester le jeudi 5 décembre 2019 pour exiger des rémunérations qui reconnaissent enfin leurs métiers et leur garantissent le maintien de leur niveau de pension dans un futur système universel de retraites. Les fonctionnaires qui perçoivent peu d’indemnités et primes seraient largement perdants dans un système unique qui substituerait la prise en compte de toutes les rémunérations sur l’ensemble de la carrière au calcul de leur retraite sur l’indice détenu au cours des six derniers mois. Le président et le gouvernement l’ont d’ores et déjà reconnu comme ils ont reconnu le décrochage des salaires des enseignants (et de fait des PTP Jeunesse et Sports) par rapport à des corps équivalents de la fonction publique et aux enseignants des autres pays européens. Mais les mois filent sans que les engagements à revaloriser ne se concrétisent. Un courrier officiel du ministre de l’Éducation nationale prenant l’engagement d’inscrire cette revalorisation dans la future loi sur les retraites a été annoncé lors de la deuxième réunion ministérielle qui s’est tenue le 7 novembre. C’est positif mais cela reste insuffisant. À l’issue de cette deuxième réunion, nous constatons l’absence d’annonces de premières mesures « sonnantes et trébuchantes » qu’il avait demandées pour attester de l’engagement de l’exécutif. Le SEP-Unsa appelle la profession à se mobiliser fortement le jeudi 5 décembre pour porter leurs justes revendications pour leurs salaires et leurs futures retraites.

 

À l’UNSA, nous croyons au dialogue et aux mots justes. Un dialogue qui soit un véritable échange et non des monologues alternés. L’UNSA porte et défend l’intérêt général des salariés. Cela consiste en la préservation du système de retraite par répartition et son amélioration afin qu’il ne se transforme pas en système assurantiel ou étatique.

                           Laurent Escure, secrétaire national de l’UNSA

MOBILISONS NOUS et rejoignons les organisations syndicales et de jeunesse à la journée de grève interprofessionnelle le jeudi 5 décembre.

Pour comprendre les enjeux de la réforme des retraites, voici notre FAQ :

 https://www.unsa.org/Comprendre-les-enjeux-de-la-reforme-des-retraites-8.html