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COMMUNIQUE CCN ANIMATION UNSA : Révision de l’accord sur le temps partiel … Un accord en demi-teinte

Publié le 16 janvier 2018

Conformément aux avenants 148 et 150 signés en 2014, cette année était une année d’étude sur la mise en œuvre du temps partiel dans la CCN de l’animation. Suite à l’enquête menée par le cabinet mandaté et en conséquence de l’arrêt des TAP (Temps Accueil Périscolaire), il s’est avéré que la branche devait réviser l’accord.

Une révision nécessaire pour la survie des emplois

Il est évident que si nous avions pu, nous aurions conservé l’accord tel qu’écrit en 2013. Mais lorsque nous décidons d’assumer de manière responsable nos mandats, il est impensable de rester sur une posture idéologique au risque de mettre en péril des dizaines de milliers d’emplois.

  • Un contexte peu favorable aux dispositions prévues en 2018 par l’avenant 150

Pour rappel, l’avenant 150 demandait aux associations un nouvel effort dans l’allongement des temps partiels. Or, l’enquête menée au travers d’un panel représentatif dans la branche montrait qu’employeurs comme salariés ne souhaitaient pas forcément augmenter ces temps partiels. Par ailleurs, l’annonce de l’arrêt de la semaine à 4,5 jours dans les écoles a eu pour conséquence directe la diminution des heures de travail.

  • Une enquête qui pointe des difficultés d’application

L’enquête diligentée par la branche a permis de pointer plusieurs défauts d’application. Les structures de taille moyenne entre (50 et 299 salariés) exprimaient davantage de difficulté dans l’application de cet avenant. Par ailleurs, elle a souligné la difficulté pour l’ensemble des structures d’appliquer la CCN en matière d’heures complémentaires ou de compléments d’heures. Beaucoup d’ailleurs ne font pas la différence et méconnaissent les règles d’application.

Ainsi, tout indiquait qu’il fallait revoir cet avenant pour sécuriser les emplois

sans perdre trop d’avantages pour les salariés.

Un accord signé aux forceps

Bien évidemment, le début des négociations n’a pas pointé une convergence d’opinion entre syndicat employeur et syndicats de salariés. Dès la première séance, les employeurs sont arrivés avec une proposition de temps partiel à 2h/semaine sans compensation. Seul point d’accord trouvé très rapidement : un alignement du taux majoré pour les heures complémentaires et le complément d’heures à 17%.

Au fur et à mesure des négociations, les organisations syndicales ont réussi à obtenir une avancée sociale non négligeable : la reconnaissance de la précarité des temps partiels. Ainsi, tous les temps partiels en deçà de 24h bénéficieront d’une prime indiciaire de 7 points.

Le nouvel avenant (Avenant N° 163 pour la grille générale) donne comme seuils à compter du 1er janvier 2018 :

Inférieur ou strictement égal à 10 ETP8 heures
Plus de 10 ETP à moins ou strictement égal à 49 ETP12 heures
Plus de 49 ETP à moins ou strictement égal à 299 ETP15 heures
Plus de 299 ETP24 heures

Plus 7 points de prime pour chacun des salariés.

L’avenant 164 (grille spécifique) conserve les modalités de mise en œuvre du temps partiel indiquée par l’avenant 148 soit 2h/semaine.

Il a fallu 3 interruptions de séance pour que syndicats de salariés et employeurs se mettent d’accord. Certes, nous pouvons regretter que les nouveaux seuils ne soient pas aussi élevés que ceux prévus initialement mais la qualité du dialogue social de la branche a permis de trouver un consensus qui répond aux contraintes économiques actuelles et au besoin de maintenir un temps partiel supérieur à 2h et inférieur à 24h pour tous (obligation légale en cas d’échec dans l’accord) !

L’analyse des risques était partagée : un recours massif aux dérogations et un recrutement massif d’auto-entrepreneurs. Il était donc primordial de trouver un accord !

D’une proposition de 2h pour tous à une échelle graduée de manière sensée

Dès le départ, le CNEA s’était positionné pour une simplification radicale en proposant 2h pour tous… Les débats ont très vite mis de côté cette proposition et des négociations dures ont permis, sous l’impulsion de l’UNSA, de faire évoluer la situation.

 20172018Effets des négociations
Heures hebdomadairesMoins de 6 : 6h

 

De 6 à 10 :8h

De plus de 10 à 49 :10h

De plus de 49 à 299 :12h

Plus de 299 : 24h

Grille spécifique : 2h

Inférieur ou strictement égal à 10 ETP : 8h

 

Plus de 10 ETP à moins ou strictement égal à 49 ETP : 12h

Plus de 49 ETP à moins ou strictement égal à 299 ETP : 15h

Plus de 299 ETP : 24h

Grille spécifique : 2h

Une clarification et une simplification des tranches par ETP.

 

Le maintien d’un temps partiel en évolution sur 2018 et stabilisé pour les +299 ETP.

L’UNSA a été proactif en fédérant autour de ses propositions alors que d’autres étaient prêts à signer un accord moins favorable.

Heures complémentaires*Majoration de 25%Majoration 17%Simplification entre complément d’heures et heures complémentaires pour s’assurer d’une application systématique et respectée.

 

Le complément d’heures, système le plus fréquemment utilisé, augmente de 7 points.

Complément d’heures**Majoration 10%

En 2014, nous avions porté le découpage par tranche d’ETP et la progressivité sur 4 ans. Cette année, nous avons mené une négociation qui a rassemblé l’ensemble des syndicats salariés (à l’exception de la CGT et de Solidaires). Et même si la conjoncture nous a conduit à revoir l’avenant 150, les nouveaux avenants 163 et 164 consolident le principe d’évolution du nombre d’heures pour les contrats à temps partiel, favorisent la simplification des règles et entérine le principe de précarité des salariés à temps partiel via une prime. Enfin, ces avenants ne sont pas figés car nous avons demandé qu’ils soient révisables tous les 4 ans.

*Les heures complémentaires  sont des heures de travail que l’employeur demande au salarié à temps partiel d’effectuer au-delà de la durée du travail prévue dans son contrat, et dans la limite de 1/3 de l’horaire contractuel, sans pouvoir atteindre ou dépasser l’horaire légal.

**Le complément d’heures consiste, par un avenant au contrat de travail, à augmenter temporairement la durée du travail prévue par le contrat dans les cas suivants :

– accroissement temporaire d’activité, activité saisonnière au sens du droit du travail, ou usage constant conformément à l’article D. 1242-1 du code du travail. (5 avenants maximum) ;

– remplacement d’un salarié temporairement absent.

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Appel à la grève mercredi dans les accueils périscolaires et centres de loisirs de Montpellier

Publié le 15 novembre 2017

Depuis quelques jours, le torchon brûle entre les animateurs, les parents d’élèves et la ville de Montpellier concernant les TAP, les temps d’activités périscolaires. Plusieurs syndicats appellent à la grève dès ce mercredi matin. Un mouvement qui pourrait durer jusqu’à la fin de la semaine.

Des parents d’élèves des écoles maternelles et primaires de Montpellier se sont émus les premiers ces derniers jours du manque de personnel encadrants pendant les Temps d’Activités Periscolaires. Les personnels encadrant montent au créneau à leur tour. Un préavis de grève reconductible a été déposé à compter de ce mercredi 15 novembre au matin.

Plusieurs syndicats, l’UNSA, Sud, la CGT, FO et la CFDT, demandent aux animateurs de ne pas assurer l’accueil périscolaire dès 7h45 ce mercredi matin, ainsi que l’accueil dans les centres de loisirs ce mercredi après-midi.

Un mouvement qui pourrait durer jusqu’à la fin de la semaine et qui pourrait provoquer de sérieuses perturbations dans les écoles et centres de loisirs. Car faute d’encadrants, les enfants ne pourront tout simplement pas être accueillis avant l’heure légale à laquelle l’éducation nationale prend le relais (8h35). Les parents ont donc tout intérêt à se renseigner à l’avance.

Un encadrant pour 40 enfants

Le problème est toujours le même. Dans certaines écoles, un seul encadrant parfois pour 30, 40 ou 50 enfants (alors que la réglementation impose un encadrant pour 14 enfants de moins de 6 ans ou un encadrant pour 18 enfants de plus de 6 ans).

La mairie de Montpellier avait promis lundi après-midi de régler le problème dans les 15 jours, mais les syndicats restent manifestement très sceptiques. Non seulement ils dénoncent le non-respect de ces quotas d’encadrement, mais ils réclament aussi la création d’un pool de remplacement constitués d’agents titulaires de la fonction publique territoriale et diplômés.

Deux syndicats, l’UNSA et Sud, ont déposé dans le même temps un autre préavis pour réclamer l‘ouverture de négociations concernant les temps de travail des agents de la filière animation dans la perspective de la mise en place obligatoire, à la rentrée 2018, de la semaine de quatre jours.

Un problème qui n’est pas assez anticipé

« On peut difficilement s’organiser quand on est quatre fois moins d’animateurs que nécessaire. Plus on avance dans le temps, plus on est contraint de faire de la garderie, déplore Fabien Molina, représentant UNSA des agents territoriaux de la ville. On comprend que c’est difficile de recruter, mais ce qui est proposé aux étudiants qui assurent ces vacations n’est pas suffisamment attractif. La mairie de Montpellier, on ne demande qu’à la croire, mais le problème se repose chaque année car il n’est pas assez anticipé. »

« On prie tous les jours pour ne pas avoir de problèmes ! »

Timotée est animateur titulaire dans une école et un centre de loisir de Montpellier. Il assure aussi au quotidien la formation des étudiants qui assurent ces vacations. « Je reviens tout juste d’une école ou les animateurs, c’était leur premier jour de travail. Ils ne connaissent aucun jeu, aucun cadre. Les responsables de ces accueils suent toute la journée à essayer de former des gens en cinq minutes. S’il y a un soucis, on sera jugés responsables. On prie pour ne pas avoir en même temps un enfant qui veut aller aux toilettes pendant qu’un autre se blesse ! »

Pour consulter l’article de France Bleu Herault et écouter le reportage audio cliquez ici

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Boycott de la CAP intégration dans le corps des CTPS

Publié le 18 mai 2017
La CAP devant étudier l’intégration dans le corps des CTPS par liste d’aptitude sera boycottée par les organisations syndicales.
En effet, lors de la préparation de cette CAP mardi 15 mai, l’administration, une fois de plus, veut faire passer en force des collègues travaillant à la centrale.
Les organisations syndicales ont toujours défendu que devaient passer en priorité les collègues à la hors classe, notamment ceux ayant atteint le 7° échelon de cette hors classe et n’ayant de ce fait, plus de promotion possible.
Or les collègues proposés sont loin de remplir cette condition, nous avons donc demandé que ces noms soient retirés de la liste de l’administration ; il est inadmissible que la DJEPVA et la direction des sports considèrent comme promouvables uniquement les collègues  en poste à la centrale, ces deux directions sont censées défendre tous les collègues !
Le ministère nous ayant averti aujourd’hui qu’il maintenait sa liste,  nous ne participerons pas à cette CAP.
Un report est prévu vraisemblablement début juillet.
Les organisations syndicales défendent les mêmes positions, nos propositions se rejoignent … les négociations seront donc âpres ; un compte rendu vous sera adressé .
Les commissaires paritaires du SEP UNSA ÉDUCATION
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ANIMATEUR : UN MÉTIER OU UNE PROFESSION ?

Publié le 07 avril 2017
Animation

Le SEP, Toujours une longueur d’avance!!

Publié le 26 décembre 2016

Depuis les grèves de septembre, le SEP continu ses actions. Le recours a bien été déposé et le cabinet d’avocats a envoyé la rédaction de nos conclusions.

 

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