Résultats de l’enquête statistique menées par l’Institut National de la Jeunesse et de l’Education Populaire – INJEP
✔️Hausse du nombre de places en accueils de loisirs mais baisse des accueils Jeunes
✔️Hausse dans le périscolaire et stabilité dans l’extrascolaire
✔️Recul du nombre d’enfants accueillis dans les accueils avec hébergement
✔️Hausse des Accueils de scoutisme
L’analyse du SEP
La baisse de la fréquentation des adolescents révèle un décrochage préoccupant : les 14-17 ans sont de moins en moins présents dans les ACM, alors même que cette période est marquée par des enjeux forts (isolement, santé mentale, construction citoyenne). Cela interroge la capacité des dispositifs actuels à répondre à leurs attentes.
Le recul des séjours avec hébergement confirme des inégalités d’accès croissantes… Ces séjours jouent pourtant un rôle clé en matière d’émancipation, de mixité sociale et de découverte interculturelle. Leur diminution peut refléter à la fois des freins économiques pour les familles et un affaiblissement des politiques de soutien.
À l’inverse, la progression du périscolaire montre une structuration autour des temps contraints (école/travail des parents), mais moins autour de projets éducatifs choisis, ce qui peut limiter l’ambition éducative globale.
Des résultats qui traduisent une politique jeunesse de plus en plus fragmentée, avec des réponses inégales selon les âges et les territoires, et un manque de vision globale pour l’adolescence !?
Ces évolutions ne révèlent pas seulement la place qu’occupent aujourd’hui des pratiques de loisirs,… Elles interrogent plus globalement celle que l’Etat accorde aux politiques jeunesse… et les moyens qu’elle consacre pour accompagner l’éducation « populaire » des jeunes afin de favoriser leur engagement, autonomie, émancipation…
Les animateurs et les animatrices sont essentiels ! Le SEP lance un test pour connaître leur place dans les politiques éducatives locale
Publié le 16 mars 2026
Le Syndicat de l’Éducation Populaire (SEP-UNSA) conduit une action phare mise en place dans le cadre des élections Municipales de 2026. Avec le soutien du SE-Unsa, de la fédération UNSA Éducation et de l’UNSA, cette initiative vise à révéler les conditions de travail des animateurs et animatrices. Cette enquête permettra de proposer des pistes d’amélioration aux élus locaux.
Le métier d’animateur est en ce moment sous les feux médiatiques du fait des violences inacceptables que certains enfants ont vécu en particulier dans les accueils périscolaires. Le SEP-UNSA combat toute forme de violence et s’est exprimé à plusieurs reprises en réaction à ce sujet.
Sur le plateau télé comme à la radio, différent.e.s intervenant.e.s, dont le SEP-UNSA, ont identifié ensemble les conditions de travail des animateurs comme un facteur trop souvent négligé.
Les animateurs et animatrices jouent un rôle crucial dans la vie quotidienne de la majorité des enfants et des jeunes. Ils sont en première ligne, et pourtant leur travail, souvent méconnu est sous-estimé. Ils ont besoin de reconnaissance et du soutien de tous et toutes. Pour cela, et à l’occasion du renouvellement des équipes municipales, le Syndicat de l’Éducation Populaire – UNSA lance une initiative :
12 questions pour mettre en lumière les politiques éducatives locales en lien avec les conditions de travail des équipes d’animation
Nous diffusons un flyer principalement dans les accueils périscolaires, il a aussi vocation à être généralisée aux autres types d’accueils. Nous invitons les animateurs et animatrices à répondre à des questions visant à évaluer la politique éducative de leur commune. La totalité des données collectées donnera une vision d’ensemble sur les conditions de travail et la qualité des politiques éducatives territoriales décrites par les répondant.e.s.
En scannant le QR code, les animateurs et animatrices ont accès à 12 questions, à choix multiple. Ces questions reposent sur des critères de qualité éducative s’appuyant sur les revendications du SEP.
À la suite de l’évaluation, un retour personnalisé est fourni selon le score obtenu.
Toutes les contributions sont bienvenues
Pour que les équipes d’animations puissent répondre à cette enquête et que leur voix puisse être entendue, tout le réseau UNSA se mobilise.
Toutes celles et ceux qui le peuvent vont à la rencontre d’animateurs et d’animatrices pour :
diffuser des flyers,
accrocher une affiche sur leur lieu de travail.
déposer un support de communication dans leur boîte au lettre ou leur bureau…
Si vous êtes animateur ou animatrice, n’hésitez plus et testez la politique éducative de votre commune.
Pensez à bien renseigner le code postal et votre mail pour que vos réponses soient prises en compte, vous recevrez ainsi les résultats nationaux de l’enquête.
Vous connaissez tous un. animateur.ice, donnez-lui la parole en lui transmettant ce flyer
Défendons ensemble les métiers de l’Éducation Populaire !
Actus
RAPPORT DE LA CONVENTION CITOYENNE DES TEMPS DE L’ENFANT
Publié le 09 mars 2026
133 citoyennes et citoyens tirés au sort, ont eu pour mission de répondre à la question formulée par le Premier ministre François Bayrou : « Comment mieux structurer les différents temps de la vie quotidienne des enfants afin qu’ils soient plus favorables à leurs apprentissages, à leur développement et à leur santé ? ».
Ils ont fait 20 propositions, le SEP donne son avis.
Compte-rendu du Comité Social d’Administration Ministériel Jeunesse et Sports du 3 juillet 2025
Publié le 18 juillet 2025
Contexte
Ce CSAMJS s’est tenu avant l’annonce par le 1er Ministre du projet de plan d’austérité pour 2026.
Les points abordés sont donc à apprécier à l’aune de ce choc d’austérité.
Cette instance nous a permis d’amplifier les messages adressés à la Ministre (absente) et au nouveau DGRH M. Christophe GEHIN (en poste depuis le 4 juin 2025).
L’héritage des J.O.P. : un rendez-vous manqué avec les collectivités territoriales et les associations.
Les organisations syndicales dénoncent le plan d’austérité du Gouvernement au regard des engagements pris et des enjeux pour les français et les françaises (Pass sport impacté par le plan d’austérité annoncé, un BOP 219 en tension, les financements des installations sportives reportés, etc.).
Encore une réforme de l’administration territoriale de l’Etat avec le renforcement des pouvoirs des Préfets : un glissement inquiétant dénoncé par l’UNSA
Nous interpellons la ministre pour préserver la mission éducatrice des services et des agents jeunesse et sports. Cette réforme permettrait au préfet d’émettre un avis sur la répartition territoriale des services publics. Les préfets auraient un avis à porter sur la nomination, l’évaluation, la fixation des objectifs et la rémunération indemnitaire des chefs de services déconcentrés notamment sur les DASEN et les chefs de SDJES.
NON au déménagement de la DRAJES Ile de France
Une mobilisation des agents d’Ile de France qui s’invitent lors de ce CSAMJS
Ce CSA a été marqué par l’intrusion des agents du ministère (DJEPVA – Direction des Sports -DRAJES d’Ile et INJEP) pour demander l’abandon du projet de déménagement de l’Avenue de France (75013 Paris) sur le site Pascal à Gentilly (94250).
Une motion a été votée à l’unanimité des organisations syndicales siégeant en CSAMJS pour soutenir l’abandon de ce projet non concerté et mal pensé qui concerne 500 collègues !
Le projet de transfert du site de l’Avenue de France (75013) vers Pascal à Gentilly (94250) concentre les inquiétudes des personnels. Ce déménagement, qui concerne la DJEPVA, la Direction des Sports, la DRAJES et l’INJEP, a été unanimement rejeté par les organisations syndicales.
Les principaux griefs portent sur :
Une pseudo concertation préalable
Des risques psycho-sociaux potentiels après de multiples changements
L’impact sur les conditions de travail des agents
La désorganisation prévisible des services
Plan National de Formation : une régression programmée
Le Plan National de Formation (PNF) 2025-2026 suscite de vives inquiétudes. Les organisations syndicales dénoncent les impacts des coupes budgétaires dans cette offre de formation, aussi bien dans le déroulé pédagogique que dans les prises en charge des frais d’hébergement et de déplacement.
Principaux éléments critiques relevés :
Contenu orienté vers des missions régaliennes aux dépens des spécificités métiers
Seuil de participants irréaliste avec un minimum de 15 participants pour maintenir la formation
Des formations en distanciel qui représente désormais 33% du PNF.
Budgets en diminution constante au plan national et dans les académies. Les frais de déplacement conditionnent le plus souvent l’accès à la formation.
La DGRH entend notre mécontentement et se rapprochera des recteurs, des rectrices et des écoles académiques de la formation continue (EAFC) pour harmoniser les usages du BOP 214 (moyens de fonctionnement)
Avenir du Service National Universel : enfin, une disparition qui ne dit pas son nom !
Le SNU disparait progressivement du paysage Jeunesse et Sports. Les séjours de cohésion passeraient de 12 à 5 jours et s’intègreraient désormais sur le temps scolaire (Classes et Lycées Engagés). Les séjours devraient désormais être entièrement délégués à des opérateurs (associatifs) sur la période avril-mai (2 séjours s’enchaineraient pour pouvoir garder la même équipe d’encadrement) ; les contrats de travail devraient basculer de contrat d’engagement éducatif à contrat à durée déterminé ; 10 à 13 000 seraient concernés en 2025-2026.
Nous nous félicitons de cet abandon progressif, néanmoins cela soulève d’autres interrogations portant par exemple sur :
Le devenir des personnels en charge du SNU dans les services et leur redéploiement vers d’autres missions Jeunesse Education Populaire Vie Associative
Les conséquences financières et logistiques concrètes sur les services et le redéploiement possible d’une partie des crédits vers d’autres actions ou missions
La modification du code du service national ?
Un nouveau chantier à venir sur un « parcours citoyen » ?
Mobilités et mutations (Lignes Directrices de Gestion) : une opacité et des délais de traitement que nous dénonçons.
Pour rappel il y a principalement 2 types de mutations dans le secteur JEP
Poste « fléché » : dans le domaine JEUNESSE : 40% de postes fléchés dans le secteur JEP
Poste « générique » : mode de mutation le plus répandu mais tendance à réduire ce volet
Poste vacant caractérisé par sa localisation et le métier : le CEPJ avec une spécialité par exemple. Pas d’entretien obligatoire
Poste de CEPJ ou CAS caractérisés par leur localisation et susceptibles d’être rendus vacants pendant la campagne de mutation.
Dans un contexte où le « mouvement » fait peu à peu place au « recrutement », les organisations syndicales ont mis en lumière les dysfonctionnements dans les procédures de mobilité, même si nous notons que les mutations pour « priorités légales de mutation » ont été majoritairement satisfaites en 2024.
Mais les recrutements de moins en moins transparents, on relève une baisse significative des mutations traditionnelles au profit d’un recrutement dit « au fil de l’eau ». Par ailleurs, plusieurs postes ne sont pas proposés au « Mouvement » ni aux sortants de concours mais sont publiés sur la Bourse de l’Emploi Public pour des affectations au 1er septembre…
On note également l’utilisation problématique de la plateforme AMIA.
Enfin, nous dénonçons avec force les délais intenables pour les lauréats des concours 2025, notamment CEPJ, à qui l’administration a proposé des postes le 11 juillet après-midi pour un retour de leur part le 17 juillet. A l’heure où vous lisez ces lignes, nos futur.e.s collègues sont encore dans l’incertitude pour une prise de poste au 1er septembre et une formation statutaire qui débute le 8 au CREPS de Poitiers.
A ce stade, le SEP constate que les discours relatifs à l’attractivité et à la facilitation des parcours professionnels doivent se traduire par des modalités de gestion plus agiles et réactives.
Pour le concours CEPJ 2025, tous les postes n’ont pas été pourvus et il y a malheureusement de fortes chances que plusieurs lauréats demandent le report du bénéfice du concours ou y renoncent.
Procédure d’habilitation des diplômes rénovés en bloc de compétences : un dossier unique d’habilitation JEPS en phase test
Nous avons, avec les autres OS, dénoncé l’existence d’un dossier unique d’habilitation qui circule dans certaines DRAJES, faisant la part belle à des considérations administratives et règlementaires, avec pour conséquence un rôle réduit des DRAJES dans l’accompagnement des organismes de formation.
Nous constatons des écarts importants dans la transmission des informations. Certains services Formation ont été destinataires du dossier unique, se sont réunis et en ont discuté. D’autres n’ont même pas eu connaissance de l’existence de ce dossier unique ni de la nécessité de le diffuser aux opérateurs de formation. Aussi bien sur le fond que sur la forme, ce dossier unique suscite à ce jour plus de réserves que de satisfaction et interroge par son anachronisme. Il arrive donc après le travail effectué dans les régions par les équipes de PTP chargés de l’instruction et ne semble pas avoir fait l’objet d’une concertation avec les principaux intéressés.
On peut parler d’attaque en règle contre les missions techniques et pédagogiques des PTP dans les pôles Formations des DRAJES.
Le SEP alerte sur la non reconnaissance de l’expertise en ingénierie de formation des PTP dans les pôles Formations des DRAJES. Le SEP demande la mise en place d’espaces de concertation et de coopération entre la Direction des Sports et les pôles Formations des DRAJES.
Tensions dans les relations de travail
Un point d’alerte majeur a été soulevé concernant la dégradation des relations professionnelles dans plusieurs services. Les organisations syndicales ont mis en évidence :
Une augmentation significative des conflits internes (SDJES, DRAJES, Établissement). Nous vous invitons à renseigner les Registres Santé et Sécurité au Travail (RSST) et à nous mobiliser pour en assurer un suivi.
Une détérioration du climat social en général
Des décisions locales problématiques et non conformes à l’obligation de continuité de service public (fermeture des services au public et congés imposés à la DRAJES PACA pendant 15 jours cet été par exemple…)
Le SEP est notamment vigilant dans 3 départements situés dans les régions Bretagne, Pays de Loire et Nouvelle-Aquitaine.
Conclusion : des revendications claires
Face à ces constats, nous continuerons à défendre :
La préservation des missions de service public
Le maintien de conditions de travail dignes et respectueuses
Une formation professionnelle de qualité
Le respect des personnels et de leurs statuts (compétences, expertises…)
Le dialogue social reste notre boussole pour construire des solutions durables et respectueuses des agents et de leurs missions. Beaucoup de changements sont intervenus au niveau de la DGRH de l’Education Nationale mais nous continuons à travailler avec nos interlocuteurs et nos interlocutrices dans la recherche de solutions constructives.
Le SEP vous souhaite un bon été
Vos représentants en CSAMJS : Richard REBOUL, Aurélie CANAZZI et David DURAND
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