CSA Ministériel Jeunesse et Sports du 31 mars 2026
CSA Ministériel Jeunesse et Sports du 31 mars 2026
Contexte
Ce CSAMJS s’est tenu avant l’annonce par le 1er Ministre du projet de plan d’austérité pour 2026.
Les points abordés sont donc à apprécier à l’aune de ce choc d’austérité.
Cette instance nous a permis d’amplifier les messages adressés à la Ministre (absente) et au nouveau DGRH M. Christophe GEHIN (en poste depuis le 4 juin 2025).
L’héritage des J.O.P. : un rendez-vous manqué avec les collectivités territoriales et les associations.
Les organisations syndicales dénoncent le plan d’austérité du Gouvernement au regard des engagements pris et des enjeux pour les français et les françaises (Pass sport impacté par le plan d’austérité annoncé, un BOP 219 en tension, les financements des installations sportives reportés, etc.).
Encore une réforme de l’administration territoriale de l’Etat avec le renforcement des pouvoirs des Préfets : un glissement inquiétant dénoncé par l’UNSA
Nous interpellons la ministre pour préserver la mission éducatrice des services et des agents jeunesse et sports. Cette réforme permettrait au préfet d’émettre un avis sur la répartition territoriale des services publics. Les préfets auraient un avis à porter sur la nomination, l’évaluation, la fixation des objectifs et la rémunération indemnitaire des chefs de services déconcentrés notamment sur les DASEN et les chefs de SDJES.
NON au déménagement de la DRAJES Ile de France
Une mobilisation des agents d’Ile de France qui s’invitent lors de ce CSAMJS
Ce CSA a été marqué par l’intrusion des agents du ministère (DJEPVA – Direction des Sports -DRAJES d’Ile et INJEP) pour demander l’abandon du projet de déménagement de l’Avenue de France (75013 Paris) sur le site Pascal à Gentilly (94250).
Une motion a été votée à l’unanimité des organisations syndicales siégeant en CSAMJS pour soutenir l’abandon de ce projet non concerté et mal pensé qui concerne 500 collègues !
Le projet de transfert du site de l’Avenue de France (75013) vers Pascal à Gentilly (94250) concentre les inquiétudes des personnels. Ce déménagement, qui concerne la DJEPVA, la Direction des Sports, la DRAJES et l’INJEP, a été unanimement rejeté par les organisations syndicales.
Les principaux griefs portent sur :
Plan National de Formation : une régression programmée
Le Plan National de Formation (PNF) 2025-2026 suscite de vives inquiétudes. Les organisations syndicales dénoncent les impacts des coupes budgétaires dans cette offre de formation, aussi bien dans le déroulé pédagogique que dans les prises en charge des frais d’hébergement et de déplacement.
Principaux éléments critiques relevés :
La DGRH entend notre mécontentement et se rapprochera des recteurs, des rectrices et des écoles académiques de la formation continue (EAFC) pour harmoniser les usages du BOP 214 (moyens de fonctionnement)
Avenir du Service National Universel : enfin, une disparition qui ne dit pas son nom !
Le SNU disparait progressivement du paysage Jeunesse et Sports. Les séjours de cohésion passeraient de 12 à 5 jours et s’intègreraient désormais sur le temps scolaire (Classes et Lycées Engagés). Les séjours devraient désormais être entièrement délégués à des opérateurs (associatifs) sur la période avril-mai (2 séjours s’enchaineraient pour pouvoir garder la même équipe d’encadrement) ; les contrats de travail devraient basculer de contrat d’engagement éducatif à contrat à durée déterminé ; 10 à 13 000 seraient concernés en 2025-2026.
Nous nous félicitons de cet abandon progressif, néanmoins cela soulève d’autres interrogations portant par exemple sur :
Mobilités et mutations (Lignes Directrices de Gestion) : une opacité et des délais de traitement que nous dénonçons.
Pour rappel il y a principalement 2 types de mutations dans le secteur JEP
| Poste « fléché » : dans le domaine JEUNESSE : 40% de postes fléchés dans le secteur JEP | Poste « générique » : mode de mutation le plus répandu mais tendance à réduire ce volet |
| Poste vacant caractérisé par sa localisation et le métier : le CEPJ avec une spécialité par exemple. Pas d’entretien obligatoire | Poste de CEPJ ou CAS caractérisés par leur localisation et susceptibles d’être rendus vacants pendant la campagne de mutation. |
Dans un contexte où le « mouvement » fait peu à peu place au « recrutement », les organisations syndicales ont mis en lumière les dysfonctionnements dans les procédures de mobilité, même si nous notons que les mutations pour « priorités légales de mutation » ont été majoritairement satisfaites en 2024.
Mais les recrutements de moins en moins transparents, on relève une baisse significative des mutations traditionnelles au profit d’un recrutement dit « au fil de l’eau ». Par ailleurs, plusieurs postes ne sont pas proposés au « Mouvement » ni aux sortants de concours mais sont publiés sur la Bourse de l’Emploi Public pour des affectations au 1er septembre…
On note également l’utilisation problématique de la plateforme AMIA.
Enfin, nous dénonçons avec force les délais intenables pour les lauréats des concours 2025, notamment CEPJ, à qui l’administration a proposé des postes le 11 juillet après-midi pour un retour de leur part le 17 juillet. A l’heure où vous lisez ces lignes, nos futur.e.s collègues sont encore dans l’incertitude pour une prise de poste au 1er septembre et une formation statutaire qui débute le 8 au CREPS de Poitiers.
A ce stade, le SEP constate que les discours relatifs à l’attractivité et à la facilitation des parcours professionnels doivent se traduire par des modalités de gestion plus agiles et réactives.
Pour le concours CEPJ 2025, tous les postes n’ont pas été pourvus et il y a malheureusement de fortes chances que plusieurs lauréats demandent le report du bénéfice du concours ou y renoncent.
Procédure d’habilitation des diplômes rénovés en bloc de compétences : un dossier unique d’habilitation JEPS en phase test
Nous avons, avec les autres OS, dénoncé l’existence d’un dossier unique d’habilitation qui circule dans certaines DRAJES, faisant la part belle à des considérations administratives et règlementaires, avec pour conséquence un rôle réduit des DRAJES dans l’accompagnement des organismes de formation.
Nous constatons des écarts importants dans la transmission des informations. Certains services Formation ont été destinataires du dossier unique, se sont réunis et en ont discuté. D’autres n’ont même pas eu connaissance de l’existence de ce dossier unique ni de la nécessité de le diffuser aux opérateurs de formation. Aussi bien sur le fond que sur la forme, ce dossier unique suscite à ce jour plus de réserves que de satisfaction et interroge par son anachronisme. Il arrive donc après le travail effectué dans les régions par les équipes de PTP chargés de l’instruction et ne semble pas avoir fait l’objet d’une concertation avec les principaux intéressés.
On peut parler d’attaque en règle contre les missions techniques et pédagogiques des PTP dans les pôles Formations des DRAJES.
Le SEP alerte sur la non reconnaissance de l’expertise en ingénierie de formation des PTP dans les pôles Formations des DRAJES. Le SEP demande la mise en place d’espaces de concertation et de coopération entre la Direction des Sports et les pôles Formations des DRAJES.
Tensions dans les relations de travail
Un point d’alerte majeur a été soulevé concernant la dégradation des relations professionnelles dans plusieurs services. Les organisations syndicales ont mis en évidence :
Le SEP est notamment vigilant dans 3 départements situés dans les régions Bretagne, Pays de Loire et Nouvelle-Aquitaine.
Conclusion : des revendications claires
Face à ces constats, nous continuerons à défendre :
Le dialogue social reste notre boussole pour construire des solutions durables et respectueuses des agents et de leurs missions. Beaucoup de changements sont intervenus au niveau de la DGRH de l’Education Nationale mais nous continuons à travailler avec nos interlocuteurs et nos interlocutrices dans la recherche de solutions constructives.
Le SEP vous souhaite un bon été
Vos représentants en CSAMJS : Richard REBOUL, Aurélie CANAZZI et David DURAND
L’action syndicale, pour être force de proposition et porteuse de progrès social, se construit dans la réflexion, l’échange et l’analyse des situations.
Fédération de l’Éducation, de la Recherche et de la Culture, l’UNSA Éducation est porteuse d’un projet éducatif en cohérence avec la conception sociétale qu’elle défend et partage et partage avec ses 22 syndicats
L’élaboration des mandats syndicaux repose évidemment sur la défense des personnels représentés, mais se nourrit aussi d’une approche plus large pour un projet de société. Afin d’alimenter une veille permanente sur les sujets d’Éducation et d’actualité, l’Unsa Education s’est dotée d’un Centre de recherche, de formation et d’histoire sociale, dénommé du nom d’un de ses fondateurs : le Centre Henri Aigueperse.
Recherche :
Le Centre Henri Aigueperse mène ou commandite des recherches pour l’agence d’objectifs IRES, l’institut pour la recherche en sciences économiques et sociales. Elle rend compte de ces travaux sur son site internet et en assure la diffusion auprès de l’ensemble des syndicats de la fédération.
Le Podcast « Ce que nous apprend la recherche » permet d’accéder facilement à la synthèse de ces études, mais aussi aux travaux divers chercheurs à travers leur interview. Le podcast est également accessible via les plates formes Spotify, Deezer et Youtube.
La formation
Le centre Henri Aigueperse est agréé par l’Etat pour dispenser des stages ou des sessions de formation qui ouvrent droit au congé pour formation syndicale. Comme chaque salarié français, ils ont droit à douze de journées de congé de formation économique, sociale, environnementale et syndicale.
Le contenu des formations porte tant sur des éléments techniques (connaissance de l’action sociale, …), relationnels (communication et expression orale, animation de réunion, …) ou politiques (le réformisme, la laïcité, la fonction publique, …)
Histoire sociale
De nombreux articles sur le site internet permettent de situer l’histoire de notre organisation et celle de militants dans la grande histoire sociale de notre pays. Le Centre Henri Aigueperse peut également aider les syndicats à écrire leur histoire et à collecter et préserver leurs archives pour ensuite les rendre accessibles aux chercheurs et aux historiens. Une grande partie des archives de la fédération est ainsi accessible aux archives nationales du monde du travail qui se situent à Roubaix.
Chaque année depuis 1989, le prix Jean Maitron, créé par l’UNSA Education, récompense un travail de recherche universitaire (niveau M1 ou M2). Les travaux doivent traiter l’histoire du monde ouvrier notamment via les grandes figures syndicales.
L’activité du Centre Henri Aigueperse est riche. Le [Quoi de 9 ?] publication numérique mensuelle du Centre Henri Aigueperse vous en donne un aperçu mensuel. Demandez à la recevoir gratuitement ici.
Contact : centrehenriaigueperse@unsa-education.org
Formation réservée aux adhérent.e.s Tous les ans le SEP vous emmène dans un lieu de rêve dont vous pouvez faire profiter votre famille. Pendant que vous buvez des jus de fruits tout en gagnant en compétence, vos proches profitent du soleil et des environs. Hors temps de formation, chacun.e fait ce qu’il lui plait seul, en couple, en famille ou tous ensemble.
Si vos frais (transports/hébergement/nourriture) sont entièrement remboursés, une participation (60€) vous sera demandée pour le séjour de vos proches.
Ouvrez votre agenda, pour l’édition 2022 nous vous emmenons au bord de la mer. Rendez-vous à Sète du 26 au 29 août au domaine du Lazaret www.lazaretsete.com
Cette année nous travaillerons sur « LE SEP, un outil du pouvoir d’agir » .
L’inscription se fait ici :
Vous ne trouvez pas que ça sent déjà l’été ?
Pour l’équipe chargée de la formation
Aurélie CANAZZI,
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