Le travail concernant le vademecum sur la conduite du dialogue social, inscrit à la programmation des travaux du CSAM-EN et du CSAM-JS, a été mené durant l’année 2025. Il est le fruit d’un travail de concertation avec les organisations syndicales représentatives et des services déconcentrés, décliné en groupes de travail et en échanges écrits.
Ce vademecum a pour finalité de donner les clés de compréhension, de stabiliser les pratiques académiques et départementales, et de forger une culture commune du dialogue social.
L’UNSA Éducation rencontre la ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative : un cap réaffirmé pour un ministère éducatif d’intervention
Publié le 07 mai 2026
L’UNSA Éducation et ses syndicats (SEJS, SNAPS, SEP et A&I), organisation majoritaire au CSA ministériel avec 8 sièges sur 15, a été reçue en audience bilatérale par Mme Marina Ferrari, Ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative le jeudi 30 avril 2026 durant presque 2 heures. Cette rencontre a permis d’aborder de manière précise et exigeante les enjeux majeurs du ministère et d’obtenir des positionnements clairs de la ministre sur notre champ ministériel Jeunesse & Sports.
Un ministère éducatif d’intervention réaffirmé
Mme la ministre a rappelé avec force sa vision : le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative est avant tout un ministère éducatif d’intervention, au service de l’émancipation de la jeunesse et du développement du sport.
Ancré dans les territoires, au plus près des publics, il s’appuie sur un socle essentiel : l’éducation populaire, porteuse de valeurs d’égalité, d’émancipation et de transformation sociale.
L’UNSA Éducation a souligné que cette ambition repose avant tout sur l’engagement quotidien des agents, qui, malgré des moyens contraints, continuent de faire vivre des politiques publiques utiles, ambitieuses et reconnues.
Stabilité, lisibilité, moyens : des conditions indispensables
Dans un contexte marqué par de nombreuses réformes ayant profondément déstabilisé les services (passage de 8 500 agents en 2010 à 5 500 depuis 2020), l’UNSA Éducation a insisté sur une exigence centrale : donner un cap clair.
Nous avons porté trois priorités :
reconnaître pleinement la spécificité du ministère ;
sécuriser les agents ;
consolider son rôle dans les politiques publiques éducatives.
Mme Ferrari a indiqué partager pleinement cette orientation. Sa feuille de route, en cours de finalisation, sera totalement dans cet esprit et sera prochainement communiquée aux services et aux organisations syndicales.
Elle a notamment insisté sur :
la nécessité de stabiliser les services jeunesse et sports ;
le maintien d’un ministère d’intervention, et non de simple contrôle ;
le renforcement de la place du ministère au sein de l’Éducation nationale pour donner davantage de moyens à l’action publique.
Pilotage renforcé et réaffirmation politique
La ministre a engagé plusieurs actions structurantes :
mise en place de réunions mensuelles avec les directeurs de service ;
réunions régulières avec les directions métiers et la DGRH ;
travail approfondi sur une feuille de route ministérielle, élaborée en séminaire avec le cabinet et les directions.
Elle a également rappelé le caractère indissociable des politiques sport, jeunesse et vie associative, essentielles à la cohésion nationale.
Face aux tensions constatées entre certaines orientations administratives et les priorités politiques (notamment sur le risque de recentrage sur le régalien vers des missions de contrôle), Mme Ferrari a été claire : le cap est politique et doit s’imposer à tous.
Mieux faire connaître l’action du ministère
La ministre souhaite rétablir une communication plus offensive pour valoriser l’action des agents. Mme la Ministre a d’ailleurs fait une intervention auprès des recteurs.trices lors de leur dernière réunion sur l’importance des politiques J&S.
L’UNSA Éducation a rappelé qu’une politique de communication ambitieuse suppose des moyens budgétaires à la hauteur.
L’Agence nationale du sport confirmée
La ministre a confirmé le rôle de l’ANS, tout en précisant que son financement majoritairement étatique implique un pilotage conforme aux orientations de l’État.
Action sociale : une exigence d’égalité
L’UNSA Éducation a dénoncé une situation profondément injuste concernant l’action sociale des personnels Jeunesse et Sports depuis 2021.
Ces agents subissent une baisse significative de leurs droits, liée à une dotation budgétaire très inférieure à celle d’autres ministères.
Cette situation constitue une rupture du principe d’égalité de traitement entre agents publics.
L’UNSA Éducation, avec la CFDT, la FSU et la CGT qui ont accepté de s’associer à cette revendication, a demandé l’ouverture d’une négociation collective pour obtenir une dotation équitable par agent.
Actus
15 avril 2026 – Déclaration liminaire UNSA EDUCATION CSAM Jeunesse et Sports
Aujourd’hui supprimons le 1er mai … et demain pourquoi pas la Sécu !?
Publié le 13 avril 2026
Une seule question doit être posée : pourquoi un projet de loi surgit aujourd’hui pour supprimer le 1er mai ?
Le SEP souligne que trois réponses peuvent être apportées
– Continuer à effacer la mémoire des luttes sociales…
Le 1er mai n’est pas un jour comme les autres : il incarne l’histoire des conquêtes sociales et des droits des travailleurs.
Le remettre en cause revient à affaiblir un repère collectif essentiel, porteur de mémoire et de solidarité.
Pour le Syndicat de l’éducation populaire préserver ce jour chômé, c’est défendre la transmission des valeurs de justice sociale et d’engagement collectif.
– Continuer à éroder nos droits … au repos !
Dans un contexte de transformations libérales du travail et d’intensification effrénée des rythmes professionnels, le 1er mai comme jour obligatoirement chômé et rémunéré, constitue un droit effectif qui assure une égalité de traitement entre les salariés et protège un temps commun, nécessaire à l’équilibre personnel, familial et citoyen. Vouloir le supprimer en dit long, sur la conception actuelle » des droits acquis par les salariés.es« …
– Continuer à remettre en cause systématiquement le droit du travail …
Toucher au 1er mai créerait un précédent dangereux. Cela ouvrirait la voie à une fragilisation plus large du droit du travail et des garanties collectives…et bien évidemment syndicales.
Pour le SEP, il ne s’agit pas uniquement d’un principe qui vise à défendre un droit historique, mais bien, d’une lutte contre la dé-protection sociale ou re-marchandisation du travail, sous l’effet de l’ultra-libéralisme.
1er mai : l’intersyndicale interpelle contre la remise en cause d’un jour chômé
L’UNSA, avec la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, Solidaires et la FSU appellent les députés à rejeter la proposition de loi visant à remettre en cause le 1er mai, jour de repos obligatoirement chômé et rémunéré pour l’ensemble des salariés.
Résultats de l’enquête statistique menées par l’Institut National de la Jeunesse et de l’Education Populaire – INJEP
✔️Hausse du nombre de places en accueils de loisirs mais baisse des accueils Jeunes
✔️Hausse dans le périscolaire et stabilité dans l’extrascolaire
✔️Recul du nombre d’enfants accueillis dans les accueils avec hébergement
✔️Hausse des Accueils de scoutisme
L’analyse du SEP
La baisse de la fréquentation des adolescents révèle un décrochage préoccupant : les 14-17 ans sont de moins en moins présents dans les ACM, alors même que cette période est marquée par des enjeux forts (isolement, santé mentale, construction citoyenne). Cela interroge la capacité des dispositifs actuels à répondre à leurs attentes.
Le recul des séjours avec hébergement confirme des inégalités d’accès croissantes… Ces séjours jouent pourtant un rôle clé en matière d’émancipation, de mixité sociale et de découverte interculturelle. Leur diminution peut refléter à la fois des freins économiques pour les familles et un affaiblissement des politiques de soutien.
À l’inverse, la progression du périscolaire montre une structuration autour des temps contraints (école/travail des parents), mais moins autour de projets éducatifs choisis, ce qui peut limiter l’ambition éducative globale.
Des résultats qui traduisent une politique jeunesse de plus en plus fragmentée, avec des réponses inégales selon les âges et les territoires, et un manque de vision globale pour l’adolescence !?
Ces évolutions ne révèlent pas seulement la place qu’occupent aujourd’hui des pratiques de loisirs,… Elles interrogent plus globalement celle que l’Etat accorde aux politiques jeunesse… et les moyens qu’elle consacre pour accompagner l’éducation « populaire » des jeunes afin de favoriser leur engagement, autonomie, émancipation…