Pour un droit aux vacances réel et émancipateur pour toutes et tous les jeunes
Publié le 17 juin 2026
Alors que la France s’affiche comme la première destination touristique mondiale, une réalité trop souvent occultée persiste : près d’un jeune sur trois ne part pas en vacances, freiné par une précarité financière structurelle et des obstacles liés au handicap.
Ce constat d’inégalité est inacceptable au regard de l’article 24 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et de la loi de 1998 faisant de l’accès aux loisirs un objectif national.
Face à cette exclusion qui génère isolement et détresse psychologique, le SEP UNSA Éducation s’associe à la FAGE, au JPA, à l’ANESTAPS et aux CEMEA pour porter un plaidoyer commun exigeant.
Au-delà de la simple pause calendaire, nous revendiquons un droit aux vacances plein et entier, garanti par des mesures concrètes : revalorisation des aides au transport et au séjour, sanctuarisation de pauses pédagogiques sans charge cognitive, et reconnaissance de l’animation volontaire comme un engagement citoyen à sécuriser.
Il s’agit d’une urgence de santé publique et de justice sociale : permettre à chaque jeune, de 18 à 28 ans, de conquérir son autonomie et de construire son émancipation dans un tourisme plus solidaire et durable.
1er juin 2026 à Mont de Marsan est organisé un Café pédagogique consacré à la lutte contre le racisme et les discriminations
Publié le 26 mai 2026
Le SEP-UNSA Éducation, en partenariat avec la Ligue de l’Enseignement 40, Wipsee Maison de l’Europe et les 1001 Territoires de la Fraternité, organise un Café pédagogique consacré à la lutte contre le racisme et les discriminations le lundi 1er juin de 18h30 à 20h30 à La Maison Ecocitoyenne des Landes à Mont de Marsan.
Ce 1er « café pédagogique citoyen » réunira habitants-es, associations, syndicats, acteurs de l’ESS et de la jeunesse.
Face aux risques d’instrumentalisation de la jeunesse, à la privatisation croissante du périscolaire et à l’inaccessibilité des loisirs :
Quelles réponses construire ensemble « pour et avec les jeunes » ?
Souligner l’intérêt de former les « Travailleurs de la jeunesse » à la lutte contre les discriminations et contre les thèses de l’extrême droite.
À travers des méthodes actives et participatives, ce temps d’échange permettra de partager des pratiques concrètes pour :
favoriser l’écoute et le débat ;
s’appuyer sur des références fiables ;
mieux accompagner les publics face aux discriminations ;
construire des réponses collectives et citoyennes.
Parce que former les professionnels aujourd’hui, c’est déjà agir pour demain, nous vous invitons à participer à ce moment de réflexion et de formation partagée.
L’UNSA Éducation rencontre la ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative : un cap réaffirmé pour un ministère éducatif d’intervention
Publié le 07 mai 2026
L’UNSA Éducation et ses syndicats (SEJS, SNAPS, SEP et A&I), organisation majoritaire au CSA ministériel avec 8 sièges sur 15, a été reçue en audience bilatérale par Mme Marina Ferrari, Ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative le jeudi 30 avril 2026 durant presque 2 heures. Cette rencontre a permis d’aborder de manière précise et exigeante les enjeux majeurs du ministère et d’obtenir des positionnements clairs de la ministre sur notre champ ministériel Jeunesse & Sports.
Un ministère éducatif d’intervention réaffirmé
Mme la ministre a rappelé avec force sa vision : le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative est avant tout un ministère éducatif d’intervention, au service de l’émancipation de la jeunesse et du développement du sport.
Ancré dans les territoires, au plus près des publics, il s’appuie sur un socle essentiel : l’éducation populaire, porteuse de valeurs d’égalité, d’émancipation et de transformation sociale.
L’UNSA Éducation a souligné que cette ambition repose avant tout sur l’engagement quotidien des agents, qui, malgré des moyens contraints, continuent de faire vivre des politiques publiques utiles, ambitieuses et reconnues.
Stabilité, lisibilité, moyens : des conditions indispensables
Dans un contexte marqué par de nombreuses réformes ayant profondément déstabilisé les services (passage de 8 500 agents en 2010 à 5 500 depuis 2020), l’UNSA Éducation a insisté sur une exigence centrale : donner un cap clair.
Nous avons porté trois priorités :
reconnaître pleinement la spécificité du ministère ;
sécuriser les agents ;
consolider son rôle dans les politiques publiques éducatives.
Mme Ferrari a indiqué partager pleinement cette orientation. Sa feuille de route, en cours de finalisation, sera totalement dans cet esprit et sera prochainement communiquée aux services et aux organisations syndicales.
Elle a notamment insisté sur :
la nécessité de stabiliser les services jeunesse et sports ;
le maintien d’un ministère d’intervention, et non de simple contrôle ;
le renforcement de la place du ministère au sein de l’Éducation nationale pour donner davantage de moyens à l’action publique.
Pilotage renforcé et réaffirmation politique
La ministre a engagé plusieurs actions structurantes :
mise en place de réunions mensuelles avec les directeurs de service ;
réunions régulières avec les directions métiers et la DGRH ;
travail approfondi sur une feuille de route ministérielle, élaborée en séminaire avec le cabinet et les directions.
Elle a également rappelé le caractère indissociable des politiques sport, jeunesse et vie associative, essentielles à la cohésion nationale.
Face aux tensions constatées entre certaines orientations administratives et les priorités politiques (notamment sur le risque de recentrage sur le régalien vers des missions de contrôle), Mme Ferrari a été claire : le cap est politique et doit s’imposer à tous.
Mieux faire connaître l’action du ministère
La ministre souhaite rétablir une communication plus offensive pour valoriser l’action des agents. Mme la Ministre a d’ailleurs fait une intervention auprès des recteurs.trices lors de leur dernière réunion sur l’importance des politiques J&S.
L’UNSA Éducation a rappelé qu’une politique de communication ambitieuse suppose des moyens budgétaires à la hauteur.
L’Agence nationale du sport confirmée
La ministre a confirmé le rôle de l’ANS, tout en précisant que son financement majoritairement étatique implique un pilotage conforme aux orientations de l’État.
Action sociale : une exigence d’égalité
L’UNSA Éducation a dénoncé une situation profondément injuste concernant l’action sociale des personnels Jeunesse et Sports depuis 2021.
Ces agents subissent une baisse significative de leurs droits, liée à une dotation budgétaire très inférieure à celle d’autres ministères.
Cette situation constitue une rupture du principe d’égalité de traitement entre agents publics.
L’UNSA Éducation, avec la CFDT, la FSU et la CGT qui ont accepté de s’associer à cette revendication, a demandé l’ouverture d’une négociation collective pour obtenir une dotation équitable par agent.
Actus
Aujourd’hui supprimons le 1er mai … et demain pourquoi pas la Sécu !?
Publié le 13 avril 2026
Une seule question doit être posée : pourquoi un projet de loi surgit aujourd’hui pour supprimer le 1er mai ?
Le SEP souligne que trois réponses peuvent être apportées
– Continuer à effacer la mémoire des luttes sociales…
Le 1er mai n’est pas un jour comme les autres : il incarne l’histoire des conquêtes sociales et des droits des travailleurs.
Le remettre en cause revient à affaiblir un repère collectif essentiel, porteur de mémoire et de solidarité.
Pour le Syndicat de l’éducation populaire préserver ce jour chômé, c’est défendre la transmission des valeurs de justice sociale et d’engagement collectif.
– Continuer à éroder nos droits … au repos !
Dans un contexte de transformations libérales du travail et d’intensification effrénée des rythmes professionnels, le 1er mai comme jour obligatoirement chômé et rémunéré, constitue un droit effectif qui assure une égalité de traitement entre les salariés et protège un temps commun, nécessaire à l’équilibre personnel, familial et citoyen. Vouloir le supprimer en dit long, sur la conception actuelle » des droits acquis par les salariés.es« …
– Continuer à remettre en cause systématiquement le droit du travail …
Toucher au 1er mai créerait un précédent dangereux. Cela ouvrirait la voie à une fragilisation plus large du droit du travail et des garanties collectives…et bien évidemment syndicales.
Pour le SEP, il ne s’agit pas uniquement d’un principe qui vise à défendre un droit historique, mais bien, d’une lutte contre la dé-protection sociale ou re-marchandisation du travail, sous l’effet de l’ultra-libéralisme.
1er mai : l’intersyndicale interpelle contre la remise en cause d’un jour chômé
L’UNSA, avec la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, Solidaires et la FSU appellent les députés à rejeter la proposition de loi visant à remettre en cause le 1er mai, jour de repos obligatoirement chômé et rémunéré pour l’ensemble des salariés.
Les animateurs et les animatrices sont essentiels ! Le SEP lance un test pour connaître leur place dans les politiques éducatives locale
Publié le 16 mars 2026
Le Syndicat de l’Éducation Populaire (SEP-UNSA) conduit une action phare mise en place dans le cadre des élections Municipales de 2026. Avec le soutien du SE-Unsa, de la fédération UNSA Éducation et de l’UNSA, cette initiative vise à révéler les conditions de travail des animateurs et animatrices. Cette enquête permettra de proposer des pistes d’amélioration aux élus locaux.
Le métier d’animateur est en ce moment sous les feux médiatiques du fait des violences inacceptables que certains enfants ont vécu en particulier dans les accueils périscolaires. Le SEP-UNSA combat toute forme de violence et s’est exprimé à plusieurs reprises en réaction à ce sujet.
Sur le plateau télé comme à la radio, différent.e.s intervenant.e.s, dont le SEP-UNSA, ont identifié ensemble les conditions de travail des animateurs comme un facteur trop souvent négligé.
Les animateurs et animatrices jouent un rôle crucial dans la vie quotidienne de la majorité des enfants et des jeunes. Ils sont en première ligne, et pourtant leur travail, souvent méconnu est sous-estimé. Ils ont besoin de reconnaissance et du soutien de tous et toutes. Pour cela, et à l’occasion du renouvellement des équipes municipales, le Syndicat de l’Éducation Populaire – UNSA lance une initiative :
12 questions pour mettre en lumière les politiques éducatives locales en lien avec les conditions de travail des équipes d’animation
Nous diffusons un flyer principalement dans les accueils périscolaires, il a aussi vocation à être généralisée aux autres types d’accueils. Nous invitons les animateurs et animatrices à répondre à des questions visant à évaluer la politique éducative de leur commune. La totalité des données collectées donnera une vision d’ensemble sur les conditions de travail et la qualité des politiques éducatives territoriales décrites par les répondant.e.s.
En scannant le QR code, les animateurs et animatrices ont accès à 12 questions, à choix multiple. Ces questions reposent sur des critères de qualité éducative s’appuyant sur les revendications du SEP.
À la suite de l’évaluation, un retour personnalisé est fourni selon le score obtenu.
Toutes les contributions sont bienvenues
Pour que les équipes d’animations puissent répondre à cette enquête et que leur voix puisse être entendue, tout le réseau UNSA se mobilise.
Toutes celles et ceux qui le peuvent vont à la rencontre d’animateurs et d’animatrices pour :
diffuser des flyers,
accrocher une affiche sur leur lieu de travail.
déposer un support de communication dans leur boîte au lettre ou leur bureau…
Si vous êtes animateur ou animatrice, n’hésitez plus et testez la politique éducative de votre commune.
Pensez à bien renseigner le code postal et votre mail pour que vos réponses soient prises en compte, vous recevrez ainsi les résultats nationaux de l’enquête.
Vous connaissez tous un. animateur.ice, donnez-lui la parole en lui transmettant ce flyer