La Convention citoyenne à l’écoute des acteurs de terrain : la contribution du SEP sur les temps de l’enfant
Publié le 24 octobre 2025
Une convention citoyenne organisée par le Conseil Économique, Social et Environnemental.
Une Convention citoyenne réunit un grand nombre de citoyens tirés au sort pour plusieurs sessions de travail réparties sur quelques mois. Après la Convention citoyenne pour le climat (2020) et la Convention citoyenne sur la fin de vie (2023), à l’initiative du président de la République, le Premier ministre a confié en mai 2025 au Conseil économique, social et environnemental l’organisation d’une nouvelle Convention citoyenne sur les temps de l’enfant. La structuration des différents temps de vie des enfants est un enjeu majeur pour notre société
Une promesse de campagne historique d’Emmanuel Macron « mise en extinction ».
Dans un communiqué, l’hôtel de Matignon indiquait ce vendredi 19 septembre que le Service national universel (SNU) serait prochainement transformé.
Une modification qui est faite à l’occasion de l’annonce de la suppression de plusieurs délégations interministérielles dès ce vendredi dans un souci d’économies, via la mission « État efficace ». Pour les services du Premier ministre, il s’agit de remettre de l’ordre dans les organisations, et non de supprimer des politiques publiques.
Parmi elles, Matignon note la « suppression de la délégation générale en charge du service national universel au 1er janvier 2026, dans un contexte de mise en extinction du SNU« .
Toutefois, si ce projet phare, annoncé dès la campagne présidentielle de 2017 et mis en place en 2019, ne sera bientôt plus sous sa forme actuelle, son remplaçant est déjà annoncé. Matignon évoque la « création prochaine du service militaire volontaire« .
L’annonce est un revirement à 180 degrés des ambitions récentes pour le SNU. Gabriel Attal avait en effet annoncé dans son discours de politique générale du 30 janvier 2024 la généralisation du SNU à partir de la rentrée scolaire 2026.
« Une grande refonte » annoncée par le président depuis mars
Dernièrement, le projet cette généralisation avait été tempérée par Emmanuel Macron. Le président de la République avait annoncé en mars dernier « une grande refonte » du SNU, « qui correspondra aux besoins de la Nation et aux priorités identifiées ».
Selon un sondage du centre de réflexion Destin commun pour Ouest-France et datant de mars 2025, 61% des Français interrogés se disaient « favorables au rétablissement d’une forme de service militaire obligatoire ».
De son côté, Sébastien Lecornu continue de chercher des économies. Après avoir limité à dix ans les derniers avantages « à vie » des anciens Premier ministre, l’actuel locataire de Matignon veut désormais avec cette mission des « décisions rapides et concrètes » pour alléger l’organisation de l’État comme la suppression de plusieurs délégations interministérielles dès ce vendredi.
« Rendre l’organisation administrative plus lisible, plus simple et plus efficace. Responsabiliser les dirigeants publics (…) dans un contexte de finances publiques contraintes », souligne encore le ministère. « La suppression est désormais le principe, le maintien l’exception », résume Sébastien Lecornu.
L’avis du SEP
Oui, mais volià…Le service militaire volontaire existe déjà ! …
Supprimer une DG SNU ne veut pas dire supprimer des postes de fonctionnaires en charge de « l’engagement » dans les DRAJES et les SDJES ni reclasser les « chefs » de projet SNU en agents d’encadrement intermédiaire.
Cela doit être l’occasion de redéployer tous les ETP qui étaient sur le SNU dans des missions de développement des politiques publiques JEVA – et pas seulement sur des missions dites régaliennes d’inspection-contrôle.
Un cadrage clair est attendu du ministère (quand il y aura un.e ministre) et de la DJEPVA.
Ces redéploiements de moyens humains doivent se faire avec les intéressé.e.s mais aussi dans le cadre d’un dialogue au sein des collectifs de travail afin de chercher de la cohérence et de l’équité dans les missions et les charges de travail.
Le SEP sera vigilant sur les risques psycho sociaux et les tensions qui pourraient apparaître ici ou là.
Bien-entendu, le SEP veillera également au respect des missions statutaires concernant les personnels techniques et pédagogiques concernés.
Convention citoyenne sur les temps de l’enfant : n’oubliez pas les animateurs !
Publié le 23 mai 2025
Le SEP reçu à l’Élysée
Une convention citoyenne sur les temps de l’enfant, ça pourrait être une bonne idée même s’il faut rester vigilant !
C’est enfin l’occasion de réfléchir en même temps aux 3 piliers de l’éducation : la famille, l’école et nous, globalisés sous le nom de « lieux tiers ».
Dites-donc Monsieur le premier ministre, vous n’auriez pas oublié quelqu’un ?
C’est donc bien décidé à faire rattraper cette injustice que nous nous sommes rendus à l’Élysée ce jeudi 22 mai. Le SEP était reçu avec l’UNSA Éducation par le conseiller Éducation du président de la République. Une occasion de pointer les grands absents de la note de saisine et le besoin criant de considération pour nos métiers. La réponse est oui : oui les animateurs doivent être entendus par la convention citoyenne, oui les temps péri et extra-scolaires sont fondamentaux, oui les associations sont incontournables et doivent le rester. Maintenant, on poursuit la veille et on attend le carton d’invitation des professionnel.le.s de l’animation parce que nous avons beaucoup de choses à dire : – Sur les conditions de travail, – Sur les diplômes et l’accès à la formation professionnelle, – Sur la complémentarité éducative, – Sur les financements des associations, – Et plus encore.
Ecrivez-nous vos suggestions pour la prise en compte de nos métiers dans la « structuration des temps de l’enfant »