Une seule question doit être posée : pourquoi un projet de loi surgit aujourd’hui pour supprimer le 1er mai ?
Le SEP souligne que trois réponses peuvent être apportées
– Continuer à effacer la mémoire des luttes sociales…
Le 1er mai n’est pas un jour comme les autres : il incarne l’histoire des conquêtes sociales et des droits des travailleurs.
Le remettre en cause revient à affaiblir un repère collectif essentiel, porteur de mémoire et de solidarité.
Pour le Syndicat de l’éducation populaire préserver ce jour chômé, c’est défendre la transmission des valeurs de justice sociale et d’engagement collectif.
– Continuer à éroder nos droits … au repos !
Dans un contexte de transformations libérales du travail et d’intensification effrénée des rythmes professionnels, le 1er mai comme jour obligatoirement chômé et rémunéré, constitue un droit effectif qui assure une égalité de traitement entre les salariés et protège un temps commun, nécessaire à l’équilibre personnel, familial et citoyen. Vouloir le supprimer en dit long, sur la conception actuelle » des droits acquis par les salariés.es« …
– Continuer à remettre en cause systématiquement le droit du travail …
Toucher au 1er mai créerait un précédent dangereux. Cela ouvrirait la voie à une fragilisation plus large du droit du travail et des garanties collectives…et bien évidemment syndicales.
Pour le SEP, il ne s’agit pas uniquement d’un principe qui vise à défendre un droit historique, mais bien, d’une lutte contre la dé-protection sociale ou re-marchandisation du travail, sous l’effet de l’ultra-libéralisme.
1er mai : l’intersyndicale interpelle contre la remise en cause d’un jour chômé
L’UNSA, avec la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, Solidaires et la FSU appellent les députés à rejeter la proposition de loi visant à remettre en cause le 1er mai, jour de repos obligatoirement chômé et rémunéré pour l’ensemble des salariés.